Aller au contenu principal
Fermer

RDC-Kinshasa et le M23 signent un accord de princpe en vue d'une paix
information fournie par Reuters 18/07/2025 à 22:38
Ajoutez Boursorama à vos sources préférées

par Sonia Rolley et Stanis Bujakera

Le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23 ont convenu d'une déclaration de principes visant à mettre fin aux affrontements dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué vendredi quatre sources proches du dossier, saluant une avancée après plusieurs mois de négociations menées sous médiation qatarie.

La déclaration, dont la signature est attendue samedi à Doha, intervient alors que les États-Unis accentuent leur pression pour conclure des accords susceptibles d'apaiser une région riche en tantale, or, cobalt, cuivre, lithium et autres minerais stratégiques, et d'attirer ainsi des milliards de dollars d'investissements occidentaux.

Le M23, soutenu par le Rwanda selon Kinshasa et ses alliés, a pris le contrôle de Goma, la plus grande ville de l'est congolais, en janvier, avant d'étendre son emprise sur les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Les combats ont fait des milliers de morts et déplacé plusieurs centaines de milliers de personnes depuis le début de l'année, faisant craindre une guerre régionale de grande ampleur. Plusieurs pays voisins de la RDC ont déjà déployé des troupes dans cette zone instable.

En mars, le Qatar avait organisé une rencontre surprise entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, au cours de laquelle les deux dirigeants avaient appelé à un cessez-le-feu "immédiat et inconditionnel".

Cette rencontre avait ouvert la voie à des discussions directes à Doha entre Kinshasa et le M23, alors que le gouvernement congolais refusait jusque-là tout dialogue avec ce groupe qu’il qualifiait de terroriste.

En avril, les deux parties s’étaient engagées à œuvrer en faveur d’un cessez-le-feu. Mais des sources au sein des deux délégations ont exprimé leur frustration face à la lenteur des négociations et à l'absence de progrès sur les mesures de confiance, notamment la libération de membres du M23 détenus par Kinshasa et la réouverture des banques dans les zones contrôlées par les rebelles.

(Sonia Rolley et Stanis Bujakera; version française Nicolas Delame)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Le président américain Donald Trump pendant le gala de la presse à Washington, le 24 juillet 2026 ( AFP / Mandel NGAN )
    information fournie par AFP 25.07.2026 06:51 

    Donald Trump a multiplié les attaques frontales vendredi soir pour son retour au grand gala de la presse de Washington, réorganisé sous sécurité renforcée trois mois après une tentative d'assassinat qui avait provoqué son évacuation dans le chaos. Dans son style ... Lire la suite

  • Manifestation de soutien aux rebelles houthis à Sanaa, au Yémen, le 22 juillet 2026 ( AFP / Mohammed HUWAIS )
    information fournie par AFP 25.07.2026 06:10 

    Donald Trump a déclaré vendredi qu'il envisageait des bombardements encore plus importants sur l'Iran, au moment où le conflit s'élargit dans la région avec désormais des frappes saoudiennes sur les rebelles houthis au Yémen. Des médias américains ont fait état ... Lire la suite

  • Un partisan du "Parti du peuple des cafards"(CJP) brandit une pancarte à Connaught Place, à New Delhi, le 24 juillet 2026 ( AFP / Sajjad HUSSAIN )
    information fournie par AFP 25.07.2026 05:50 

    Pas d'internet ? Et alors... Dans les rues de la capitale indienne New Delhi où ils exigent depuis six jours la démission du ministre de l'Education, les étudiants indiens assurent n'avoir que faire des coupures d'internet ordonnées par le gouvernement. "Plein ... Lire la suite

  • Le sénateur brésilien Flavio Bolsonaro, fils de l'ex-président du Brésil (2019-2022) Jair Bolsonaro, prononce un discours lors d'une manifestation sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, au Brésil, le 7 septembre 2025 ( AFP / Pablo PORCIUNCULA )
    information fournie par AFP 25.07.2026 05:40 

    Affaibli par des crises en série, Flavio Bolsonaro officialise samedi sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre contre Lula, pour représenter le camp conservateur et son père, l'ex-président Jair Bolsonaro, détenu pour tentative de coup d'Etat. Avec ... Lire la suite

Pages les plus populaires