Les candidats de la droite et du centre, tout comme Raphaël Gluscksmann à gauche, ne se qualifient pas dans l'état actuel de la campagne, marquée par une forte polarisation aux extrêmes.
Emmauel Macron à Marseille, le 26 octobre 2026. ( POOL / AURELIEN MORISSARD )
Face à l'hypothèse d'un duel Le Pen-Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle en 2027, Emmanuel Macron appelle l'ensemble des forces politiques de David Lisnard à Raphaël Glucksmann à "travailler ensemble", dans une "logique de coalition", a indiqué jeudi 5 novembre un interlocuteur du chef de l'État à l' AFP .
"Il ne se résout pas à un duel LFI/RN et pense que sur l'Europe, l'État de droit, l'économie de marché, le rejet des extrêmes , ce qui unit de Lisnard à Glucksmann est plus fort que ce qui divise", relève cet interlocuteur qui confirme des informations parues dans la presse. "Dans un contexte de tripartition, ces forces-là doivent donc assumer qu'elles auront à travailler ensemble et le faire dès aujourd'hui dans une logique de coalition", ajoute-t-il.
Mais qui pour conduire ensuite cette coalition vers la présidentielle ? Il leur reviendra alors de trouver "un mode de départage", répond-il. Le chef de l'État répète régulièrement qu'il n'a pas vocation à s'immiscer dans la campagne électorale tout en se posant en garant de son bon déroulement.
Mais il continue de faire de la lutte contre les extrêmes son cheval de bataille, au risque de devoir assumer l'arrivée de Marine le Pen au pouvoir, si les sondages se confirmaient dans les urnes, après 10 ans de Macronie.
"Le sujet n'est pas 'Macron ou pas Macron'"
Confronté à une majorité introuvable depuis les législatives de 2022 et à la dissolution de l'Assemblée nationale ratée de 2024, il n'a lui-même pas réussi à construire de telles coalitions.
Les candidats de la droite et du centre, tout comme Raphaël Gluscksmann à gauche, ne se qualifient pas dans l'état actuel de la campagne , marquée par une forte polarisation aux extrêmes, pour le second tour de la présidentielle, selon les sondages.
Dans le camp présidentiel, les ex-Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal sont toujours tous deux dans la course, malgré les appels à une candidature unique, tout en prenant soin de marquer leurs distances avec M. Macron.
"Le sujet n'est pas 'Macron ou pas Macron' puisqu'il ne sera pas sur la photo. I l assume seul son bilan et ils sont donc totalement libres de s'en affranchir. Qu'ils assument pleinement leurs responsabilités, c'est leur élection", relève encore l'interlocuteur du chef de l'État.
Tout comme Gabriel Attal, le candidat LR Bruno Retailleau a relancé mardi l'idée d'une primaire pour désigner un candidat unique à droite et au centre, accentuant la pression sur Édouard Philippe, seul candidat déclaré à s'y opposer.
10 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer