Pourquoi on adore Gaël Kakuta
Quand tout le monde regardait Lionel Messi et Luis Suárez en passer six au Rayo, en 2015, les vrais admiraient Gaël Kakuta, sur l’aile gauche adverse. Et quand la France se jettait sur les rouleaux de papier toilette, nous achetions des mouchoirs pour sécher nos larmes face à l’absence de son Amiens SC. Ce mardi, le huitième de finale de CAN face à l’Algérie peut bien être son dernier match au haut niveau, rien n’enlèvera les émotions vécues grâce à ses envolées.
« Hatem (Ben Arfa), avec Gaël Kakuta, c’est les deux plus grands dribbleurs que j’ai vu jouer, en plus de Messi et Neymar. Ils n’ont peut-être pas toujours fait les bons choix dans leur carrière, il y a certainement des regrets quelque part, on peut pas refaire l’histoire, mais moi, c’est des joueurs qui m’ont fait rêver. » La déclaration d’amour est signée par Eden Hazard himself au cours de son interview chaloupée dans le magazine So Foot . Le Belge et le Congolais, tous deux nés en 1991, se sont croisés à plusieurs reprises sur les terrains du nord de la France durant leur formation respective à Lille et Lens. La légende veut même que l’actuel meneur de jeu de Sakaryaspor, pensionnaire de D2 turque, était meilleur que la légende de Chelsea avant la majorité. Le surnom « Black Zidane » parle en sa faveur.
Parcours sinueux, romantique ou les deux
Ancien patron de la formation lensoise, Georges Tournay assurait ainsi au Télégramme que « Gaël faisait des choses, au niveau technique, supérieures à ce que faisait Hazard » , tandis que Jean-Carl Tonin, responsable du recrutement des jeunes, racontait à So Foot qu’il a assisté à des choses paranormales devant un match d’enfants de 8 ans : « Une feinte du regard, un corner direct, un coup du sombrero ». Le talent de celui qui a quitté les Sang et Or pour signer à Chelsea à 18 ans à peine a dépassé les frontières. « En matière de qualité technique, il est le meilleur du club. Quand il a le ballon, ses qualités sont tellement évidentes qu’on sent que c’est naturel. C’est un joueur fantastique et la seule manière de l’arrêter, c’est de lui mettre des coups » , reconnaissait John Obi Mikel, quand Carlo Ancelotti était formel : « À cet âge, je n’ai jamais vu un joueur de ce talent. » …
Par Enzo Leanni pour SOFOOT.com
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