par Lucy Craymer
L'agence néo-zélandaise de cybersécurité a déclaré que la Chine représentait la cybermenace étatique la plus efficace et la plus tenace, le pays étant la cible de nombreux acteurs étrangers qui s'attaquent à des agences gouvernementales dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des technologies de l'information.
Le Centre national de cybersécurité (NCSC), qui fait partie des services de renseignement néo-zélandais, a déclaré avoir identifié une cyberactivité, susceptible de s'en prendre à des données néo-zélandaises jugées sensibles, qui serait le fait d'acteurs étatiques étrangers.
Dans son rapport annuel sur les cybermenaces, l'organisation a établi un lien entre ce type de cyberactivité encouragée par des Etats étrangers et des acteurs originaires de Chine, de Russie, d'Iran et de Corée du Nord.
"Parmi ces nations, la République populaire de Chine est l'acteur étatique le plus tenace et le plus en mesure de mener des cyberactivités en Nouvelle-Zélande", précise le rapport.
Ce constat représente le dernier avertissement en date d'un service de renseignement appartenant à la sphère occidentale au sujet de soupçons d'espionnage informatique mené par la Chine, allégations que Pékin nie en bloc.
Dans un rapport publié en août, l'agence de sécurité néo-zélandaise avait affirmé que, selon elle, la Chine était le seul pays à mener des activités d'espionnage "à grande échelle".
Le rapport sur la cybersécurité indique que 86 des 369 cyberincidents jugés potentiellement d'importance nationale au cours de la période s'achevant en juin 2026 présentaient des liens présumés avec des acteurs étatiques.
Ces incidents visaient notamment des agences gouvernementales, des organismes de santé et d'éducation, ainsi que des fournisseurs de services informatiques.
Le NCSC a averti que le cyberespionnage pouvait être difficile à détecter, les acteurs effectuant des reconnaissances et prenant position dans les systèmes pendant des mois, voire des années, avant de les utiliser pour la collecte de renseignements ou la perturbation de l'activité.
(Rédigé par Lucy Craymer ; version française Coralie Lamarque ; édité par Benoit Van Overstraeten)

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