Pierre Sage, la gloire de ses pairs
En ramenant la Coupe de France à Lens au bout d'une saison merveilleuse, sa première complète à ce niveau, Pierre Sage a poursuivi son drôle de chemin. Le succès de l'entraîneur de 47 ans au parcours atypique, qui est allé chercher ses opportunités, est un message d'espoir pour ces coachs et ces éducateurs compétents que l'on ne voit pas.
Pierre Sage s’imaginait-il, dix, cinq ou trois ans plus tôt, se retrouver au milieu de la pelouse du Stade de France, du bruit et des confettis, avec une médaille d’or autour du cou et la folle sensation d’être en train de vivre un moment d’histoire ? Une trentaine de minutes après cette douce folie qui a vu son Racing Club de Lens soulever la Coupe de France devant une marée sang et or, le coach de 47 ans a répondu à cette question. « Je suis très surpris de ce que je vis en ce moment , posait-il avec sa voix grave, dans le calme de l’auditorium de l’arène dionysienne. D’ailleurs, quand on était sur le podium pour la remise de la coupe, j’ai interpellé 2-3 collègues et je leur ai dit : « Est-ce que vous vous rendez compte de l’endroit où on est ? » C’était un peu le sentiment que j’avais eu quand j’étais passé au micro lors de la remise du trophée de meilleur entraîneur (à la cérémonie de l’UNFP), j’étais devant tout le gratin du foot français et c’était très difficile à porter, car je suis jeune dans la profession. » La victoire de Pierre Sage, c’est la victoire de ces autres entraîneurs ou éducateurs qu’on ne voit pas, qu’on voit moins et qui seront peut-être à sa place un jour. C’est un formidable message d’espoir.
Le routard du foot
La nouvelle idole de l’Artois aime rappeler qu’il n’est personne. Il l’avait fait comprendre à son vestiaire en se présentant aux joueurs de l’OL en novembre 2023 pour ce qui n’aurait pu qu’être une mission d’intérim, il s’en amusait encore dans L’Équipe à quelques jours de cette finale. « La Coupe de France, c’est la seule compétition que j’ai en commun avec les joueurs qui composent mon vestiaire, car la Ligue 1, j’en étais bien loin , se marrait-il. Je n’ai jamais connu d’épopée sur le terrain, mais je me rappelle quand même avoir sorti Lyon-La Duchère, une CFA 2, aux tirs au but avec Oyonnax, en 2003. Comme j’étais gardien et que j’ai arrêté deux penaltys, on en avait plutôt parlé. » On parlera un peu plus encore de ce qu’a réa
Par Clément Gavard, au Stade de France pour SOFOOT.com
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