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Nucléaire-Araqchi va rencontrer le directeur de l'AIEA avant les nouvelles négociations Iran/USA
information fournie par Reuters 16/02/2026 à 14:16

(Actualisé avec exercice militaire dans le détroit d'Ormuz, Rubio)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré lundi qu'il s'entretiendrait dans la journée avec le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, à la veille de nouvelles négociations avec les Etats-Unis.

Abbas Araqchi a déclaré qu'il rencontrerait lundi Rafael Grossi et d'autres experts nucléaires "pour des discussions techniques approfondies" en amont des pourparlers nucléaires avec Washington, qui doivent se tenir mardi à Genève.

L'Iran et les États-Unis ont repris les négociations au début du mois afin de régler leur différend de longue date sur le programme nucléaire de Téhéran. Les deux pays s'efforcent d'éviter une nouvelle confrontation militaire, alors que des navires de guerre américains sont déployés au Proche-Orient.

"Je suis à Genève avec des idées concrètes pour parvenir à un accord juste et équitable. Ce qui n'est pas sur la table : la soumission face aux menaces", a déclaré Abbas Araqchi sur X.

L'AIEA demande à l'Iran de révéler ce qu'il est advenu de ses stocks d'uranium hautement enrichi après les frappes israélo-américaines du juin. L'agence des Nations unies réclame la reprise complète des inspections, y compris sur les sites bombardés.

Si l'Iran a autorisé l'AIEA à inspecter les installations nucléaires déclarées qui n'ont pas été visées en juin, Téhéran estime que l'organe doit clarifier sa position concernant les frappes et que les sites bombardés ne sont pas sûrs pour des inspections.

L'AIEA et l'Iran ont annoncé en septembre un accord qui devait ouvrir la voie à des inspections et à une vérification complète, mais Téhéran l'a annulé après que les puissances occidentales ont rétabli les sanctions des Nations unies contre le pays.

L'Iran affirme que son programme nucléaire est uniquement destiné à des fins civiles et se dit prêt à apaiser les inquiétudes concernant les armes nucléaires en "instaurant la confiance que l'enrichissement est et restera à des fins pacifiques".

Pour ajouter à la tension qui entoure les négociations, l'Iran a lancé lundi un exercice militaire dans le détroit d'Ormuz, une voie navigable internationale vitale et une route d'exportation de pétrole pour les États arabes du Golfe. L'Iran a menacé à plusieurs reprises de fermer ce détroit, ce qui entraverait un cinquième des flux mondiaux de pétrole et ferait grimper les prix du brut.

Lors d'une visite en Hongrie lundi, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré qu'il serait difficile de parvenir à un accord avec Téhéran.

"Je pense qu'il existe ici une opportunité de parvenir diplomatiquement à un accord qui réponde à nos préoccupations. Nous serons très ouverts et favorables à cela. Mais je ne veux pas non plus exagérer. Cela va être difficile", a-t-il ajouté.

"Il a toujours été très difficile pour quiconque de conclure de véritables accords avec l'Iran, car nous avons affaire à des religieux chiites radicaux qui prennent des décisions théologiques, et non géopolitiques", a dit Marco Rubio.

(Bureau de Dubaï ; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)

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