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Décarbonation : le ministère de l'Industrie lance un projet d'usine vitrine, 100 millions d'euros d'investissement
information fournie par Boursorama avec Media Services 16/02/2026 à 16:10

Le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin à Mâcon, ce lundi 16 février. ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin à Mâcon, ce lundi 16 février. ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

"Beaucoup de secteurs industriels sont tirés par la volonté du gouvernement d'électrifier" l'énergie consommée en France, participant ainsi à la création d'emplois industriels, a estimé le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin à Mâcon ce lundi 16 février.

C'est un investissement de 100 millions d'euros, répondant à la décarbonation voulue dans la toute nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). En visite à Mâcon ce lundi 16 février, le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin a lancé le projet d'une nouvelle usine de Schneider Electric.

"C'est un investissement majeur : 100 millions d'euros, 150 emplois supplémentaires", a jugé le ministre délégué sur l'actuel site du géant français des équipements électriques, à Mâcon, qui doublera presque sa surface (40.000 m2 contre 26.000 aujourd'hui) d'ici à 2027 et la construction de la nouvelle usine. Cette dernière vise à répondre à l'électrification décarbonée grandissante de la France, comme voulue dans la dernière PPE dévoilée jeudi par le gouvernement. Cette PPE, qui court jusqu'en 2035, entend remplacer des énergies fossiles coûteuses à importer, avec une relance massive du nucléaire, mais aussi une accélération de l'éolien en mer, tandis que l'éolien terrestre et le solaire subissent la stagnation de la demande d'électricité.

150 recrutements

La nouvelle unité Schneider Electric, qui nécessitera 150 recrutements, en plus des 650 emplois déjà existants sur le site actuel, permettra une "montée en production" des armoires électriques qui équipent les centres de données (data centers), les industries, le nucléaire, etc., dans une usine "entièrement électrifiée", sans plus aucune utilisation de gaz, a précisé dans un discours Aymeric Renaud, président de Schneider Electric France. Sébastien Martin a vu dans ce projet la preuve que "beaucoup de secteurs industriels sont tirés par la volonté du gouvernement d'électrifier" l'énergie consommée en France, participant ainsi à la création d'emplois industriels.

"Entre 2018 et 2024, la France a recréé 180.000 emplois industriels. Dans la même période, depuis 2020, l'Allemagne a détruit 250.000 emplois industriels", a assuré le ministre lors d'un point presse. "Je rappelle qu'il y a une vingtaine d'années en arrière, ce n'était pas une évidence. Je rappelle que certains avaient conceptualisé le principe d'une France sans usine. Ils allaient réussir. Heureusement que cette prophétie ne s'est pas réalisée", a-t-il ajouté dans un discours, avant d'aller célébrer les 190 ans de la naissance de Schneider, en 1836 au Creusot (Saône-et-Loire).

2 commentaires

  • 16:44

    Pourquoi la baisse de la demande affecterait l'éolien et le photovoltaïque terrestres et pas l'éolien en mer ?? L'éolien terrestre avec batteries subit surtout les délais d'instruction et d'autorisation par les préfets et une réglementation (notamment fiscale) inadaptée. Avec des batteries suffisantes, l'électricité renouvelable est non-intermittente et moins chère que l'électricité nucléaire.


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