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Nouveaux porte-avions américains : Trump veut faire revenir l'US Navy aux anciennes catapultes à vapeur
information fournie par Boursorama avec Media Services 14/08/2026 à 15:12
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Cette technologie, qui a équipé les porte-avions du XXe siècle, est aujourd'hui dépassée par les catapultes électromagnétiques. Malgré ce changement de chapitre industriel, le président américain appelle à faire machine arrière, invoquant notamment des raisons de fiabilité.

Donald Trump, sur le pont de l'USS George H.W. Bush, en octobre 2025 ( AFP / SAUL LOEB )

Donald Trump, sur le pont de l'USS George H.W. Bush, en octobre 2025 ( AFP / SAUL LOEB )

Les prochains porte-avions "nouvelle génération" américains le seront-ils vraiment? Donald Trump a annoncé jeudi 13 août que les futurs bâtiments de l'US Navy utiliseraient de nouveau les anciens modèles de catapultes pour lancer leurs aéronefs dans les airs, retournant à ce qu'il a qualifié de technologie "fiable", mais qui devrait coûter plusieurs milliards de dollars.

Cette annonce, censée "corriger les problèmes à long terme dans les programmes de construction et de réparation des navires de la Marine" selon le président américain, intervient alors que les conflits récents, dont la guerre en Iran, ont mis en lumière certaines difficultés à cause de navires vieillissants et de longs délais d'approvisionnement.

Dans une note de sécurité présidentielle, Donald Trump dépeint "une base industrielle de construction navale atrophiée" qui, selon lui, rend la construction et la réparation des navires de guerre plus lentes et plus coûteuses. Le Pentagone devrait donc remplacer les systèmes de lancement d'avions électromagnétiques (EMALS) par des systèmes hydrauliques et à vapeur.

Le premier porte-avions concerné sera l'USS Doris Miller, un modèle à propulsion nucléaire dernière génération, dont la date de livraison est prévue pour 2034. Mais ce changement de systèmes de catapultes devrait coûter des milliards de dollars d'après Bryan Clark, chercheur à l'Hudson Institute, cité par le Wall Street Journal.

Ancien astronaute et officier de la Marine, le sénateur démocrate Mark Kelly a fustigé la décision de Donald Trump sur X: " Même moi je ne me permettrais pas de dire à la Navy comment concevoir les systèmes spécifiques de ses navires."

Dans sa note, le président américain a par ailleurs autorisé le Pentagone à "attribuer des contrats qui permettent des achats auprès de fournisseurs étrangers à court terme" , pour accélérer les délais de construction.

L'entreprise qui avait décroché le contrat pour construire les catapultes électromagnétiques sur l'USS Doris Miller, General Atomics, a déclaré que cette décision de changer de système "mérite un réexamen attentif". Trump s'était plaint de ces systèmes de lancement dès 2017, assurant qu'ils n'étaient "pas bons" et qu'ils "n'ont pas la puissance" des catapultes à vapeur.

Technologie au coeur du prochain porte-avions français

La technologie des catapultes électromagnétiques a été utilisée par la Chine sur son dernier porte-avion, tandis que la France prévoit également de la déployer sur son prochain "PANG" (porte-avions de nouvelle génération), tournant la page de la vieillissante catapulte vapeur équipant le Charles de Gaulle.

Selon le projet de la Marine nationale française, le PANG sera doté de trois catapultes électromagnétiques, permettant notamment un "doublement des sorties aériennes" . Selon la même source, la technologie permettra ainsi au groupe aérien embarqué d'effectuer une soixantaine de sorties par jour. Les catapultes électromagnétiques permettent en outre de lancer des aéronefs plus lourds, réduisant au passage les contraintes mécaniques.

Le passage à "l'électromagnétique" pose néanmoins la question de la dépendance aux technologies étrangères, en l'occurence américaines, sur fond de débat sur la souveraineté stratégique en matière de matériel de défense. Les catapultes ont ainsi été commandées à General Atomics, après le feu vert donné par la Defense Security Cooperation Agency, le gendarme des exportations d'équipements militaires américains.

9 commentaires

  • 16:56

    2 ans et demi à tenir... ça va être long. A moins que...


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