Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, lors d'une conférence de presse, le 18 février 2026 à Paris, consacrée au "sursaut face à l'extrême gauche tenue pour responsable de la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque ( AFP / Thomas SAMSON )
Après le meurtre de Quentin Deranque, le Rassemblement national "n'entend pas faire une élection présidentielle dans un climat de désordre, de tension et de violence", a mis en garde Jordan Bardella mercredi, appelant à mettre "hors d'état de nuire ceux qui veulent déstabiliser le débat démocratique".
"À la veille d'une campagne présidentielle, tous les responsables politiques, tous sans exception, qui ont de l'influence sur l'opinion, ont une responsabilité personnelle dans le climat du débat qui sera celui de la prochaine élection présidentielle", a déclaré le président du RN lors d'une conférence de presse consacrée au "sursaut face à l'extrême gauche" - tenue pour responsable de la mort du jeune militant nationaliste.
"Par son recours à l'intimidation, à l'insulte et à la violence, l'extrême gauche représente un péril pour la démocratie française, pour nos institutions (et) pour le fonctionnement normal de la société" et doit donc "être combattue comme telle", a-t-il insisté, ajoutant que "cette lutte résolue est le meilleur hommage que l'on puisse rendre à Quentin".
M. Bardella s'en est notamment pris aux "macronistes qui ont appelé à voter pour La France insoumise face aux candidats RN lors des dernières élections législatives", accusant en particulier Gabriel Attal et Édouard Philippe d'avoir "ouvert les portes de l'Assemblée nationale aux pires nervis de l'extrême gauche".
Le dirigeant du parti d'extrême droite a également ciblé François Hollande, dont "les documents de campagne" incluaient "le logo de la Jeune Garde" et qui avait donc "le soutien assumé d'une milice d'ultragauche" - fondée par le député LFI Raphaël Arnault, dont deux collaborateurs parlementaires font partie des suspects interpellés mardi soir. Des allégations fermement réfutées par l'entourage de l'ex président socialiste sur X, reproductions des tracts à l'appui.
À l'inverse "le Rassemblement national et son prédécesseur (le Front national, ndlr) n'ont jamais appelé à la violence en politique", a affirmé M. Bardella, bien que le fondateur du parti à la flamme Jean-Marie Le Pen fut en son temps adepte du coup de poing - et condamné en 1998 pour violences sur la maire socialiste de Mantes-la-Jolie.
Mais aujourd'hui, M. Bardella "considère (son) mouvement politique comme étant le garant de l'ordre (et) des valeurs républicaines", et même comme "le meilleur bouclier pour protéger les Français de la multiplication des violences, des agressions et des intimidations".

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