La présidente de la Banque centrale européenne rappelle notamment la mission de son institution sur la stabilité des prix.
Christine Lagarde, le 11 juin 2026, à Berlin ( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )
"J'entends les critiques". Après la hausse des taux directeurs actée par la BCE jeudi 11 juin face au choc inflationniste du Moyen-Orient, Christine Lagarde a défendu la politique de la Banque centrale, qui a augmenté de 25 points ses trois taux directeurs, pour la première fois depuis trois ans.
Ce coup de vis, décidé pour ne pas laisser filer l'inflation, entraine un renchérissement du crédit et freine donc mécaniquement la consommation et l'investissement. De quoi dès lors tuer la croissance? "J'entends les critiques. Souvent ce sont des critiques françaises, et je les comprends", a t-elle déclaré à l'antenne de France Culture , lundi 15 juin, citant un exemple de pique telle que 'Elle est en train de prendre des mesures, ça va tuer la croissance'".
Une spirale "pas acceptable" pour les consommateurs
"Moi, je dois tuer l'inflation", répond-elle. "Parce que si elle sort de la bouteille, pour la faire rentrer ça sera beaucoup plus difficile, plus coûteux, et une situation inflationniste de long terme, ce n'est pas acceptable pour les consommateurs, pour les entreprises non plus, et moi je remplis pas ma mission !", a-t-elle expliqué.
"Si l'on laisse l'inflation dériver sans contrôle, il devient ensuite beaucoup plus difficile de la ramener au niveau de stabilité des prix que nous avons défini", avait déjà fait valoir la banquière centrale le 11 juin dernier.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a par ailleurs estimé lundi que l'accord annoncé entre l'Iran et les Etats-Unis était une "bonne nouvelle", si toutefois "elle est confortée par les développements des jours qui viennent".
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