Aller au contenu principal
Fermer

Marchés: les espoirs de réouverture d'Ormuz poussent pétrole et taux à la baisse, les Bourses en forme
information fournie par AFP 25/05/2026 à 10:05

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )

Chute des prix du brut, taux d'emprunts souverains en baisse, marchés d'actions dans le vert: un vent de soulagement traverse les marchés lundi avec les espoirs de conclusion d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.

Après "des semaines passées à naviguer dans un ouragan géopolitique", les marchés entament une semaine écourtée par un jour férié avec "des investisseurs observant enfin les nuages de guerre commencer à se dissiper au-dessus du détroit d'Ormuz", passage stratégique par où transitait 20% de l'offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) avant le conflit, souligne Stephen Innes, gérant de SPI AM.

Les Etats-Unis ont affirmé lundi être toujours sur le point de conclure un accord "solide" avec l'Iran, après que Donald Trump a tempéré la veille les espoirs d'entente imminente pour mettre fin durablement au conflit.

Selon les médias américains, l'accord en préparation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz.

En réaction, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, s'affichait en forte baisse (-5,00%) à 98,36 dollars le baril vers 07H20 GMT, passant sous la barre des 100 dollars pour la première fois depuis deux semaines. Son équivalent américain, le WTI, chutait de 5,40% à 91,38 dollars le baril.

Ainsi, "la réouverture du détroit d'Ormuz devient de plus en plus tangible", résume M. Innes. "Les marchés commencent à intégrer l'idée que l'une des artères énergétiques les plus critiques du monde pourrait finalement éviter une perturbation prolongée."

- Dollar et taux reculent de concert -

Avec la chute du prix du brut, le dollar flanche face aux principales autres devises et les taux d'emprunts des Etats reculent.

Sur le marché obligataire, le taux de l'emprunt allemand à 10 ans ("Bund), considéré comme le plus solide de la zone euro, évoluait à 2,98% vers 07H20 GMT, contre près de 3,04% vendredi à la clôture.

Le rendement de l'emprunt français à dix ans s'établissait à 3,59% contre 3,66% vendredi soir.

"La réaction des marchés (est) parfaitement logique compte tenu du niveau de crainte inflationniste et des anticipations de hausses de taux agressives qui avaient été intégrées dans les prix avec le choc énergétique", souligne Stephen Innes.

L'analyste note un "changement psychologique (...) important" sur les marchés, qui ont passé ces dernières semaines à réagir aux gros titres en provenance du Moyen-Orient, chaque nouvelle tension faisant craindre un choc inflationniste sur les actifs mondiaux.

"Désormais, les investisseurs se retrouvent soudain face à la possibilité que la même prime de risque géopolitique qui avait poussé le pétrole, les rendements et le dollar à la hausse puisse commencer à se résorber", ajoute-t-il.

Sur le marché des changes, le billet vert cédait 0,28% face à la monnaie unique, à 1,1636 dollar pour un euro.

- Les Bourses mondiales dans le vert -

Sur les marchés boursiers, l'humeur est à l'optimisme, la baisse des rendements obligataires profitant aux actions: elle permet aux entreprises d'emprunter plus facilement à moindre coût et rend les obligations moins attractives pour les investisseurs.

L'Europe et l'Asie, deux continent très dépendant des importations d'hydrocarbures profitent également directement de la chute des prix du brut.

Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris prenait 1,11%, l'indice Dax de Francfort gagnait 1,05% et Milan progressait de 0,90%.

En Asie, à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé sur une forte hausse de 2,87%. En Chine, la Bourse de Shenzhen a terminé en hausse de 1,66% et Shanghai de 0,96%.

Hong Kong et Séoul sont fermés lundi, tout comme les Bourses de Londres et de New York en raison d'un jour férié.

Si le prix du pétrole poursuit sa baisse "à mesure que le trafic dans le détroit d'Ormuz se normalise", "les actions pourraient continuer à progresser simplement" grâce au recul de "la peur inflationniste qui a poussé les rendements obligataires à des sommets pluriannuels" poursuit M. Innes.

Et ce "au moment même où la saison des résultats se termine sur une note remarquablement résiliente pour les entreprises américaines", souligne-t-il.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Entrée du siège de l'opérateur boursier Euronext, dans le quartier d'affaires de La Défense aux portes de Paris. Photo prise le 25 août 2015 ( AFP / ERIC PIERMONT )
    information fournie par AFP 25.05.2026 10:40 

    La Bourse de Paris débute la semaine en hausse, profitant lundi des espoirs d'un accord de paix au Moyen-Orient qui poussent les prix du pétrole vers le bas. Vers 10H20 heure de Paris, l'indice CAC 40 de la Bourse de Paris prenait 1,17% pour s'établir à 8.210,26 ... Lire la suite

  • VICAT : Le mouvement n'incite pas à revenir à très court terme
    information fournie par TEC 25.05.2026 10:19 

    SYNTHESE Le MACD est négatif et inférieur à sa ligne de signal. Cette configuration dégrade les perspectives sur le titre. Les indicateurs de puissance, comme le RSI, ne donnent pas de signaux particuliers. Les indicateurs stochastiques ne donnent pas de signaux ... Lire la suite

  • MAUREL ET PROM : Le mouvement reste haussier
    information fournie par TEC 25.05.2026 10:00 

    SYNTHESE Le MACD est positif et supérieur à sa ligne de signal. Cette configuration confirme la bonne orientation du titre. On constate que le potentiel de hausse du RSI n'est pas épuisé. Les stochastiques ne sont pas surachetés, ce qui laisse intact le potentiel ... Lire la suite

  • PHOTO DE FICHIER : Logo de la bourse Euronext près de Paris
    information fournie par Reuters 25.05.2026 09:48 

    Les principales Bourses européennes sont orientées à la ‌hausse dans un sentiment d'appétit pour le risque avec la perspective d'une entente entre les Etats-Unis et l'Iran qui fait ​chuter les cours pétroliers sous la barre des 100 dollars le baril. À Paris, le ... Lire la suite

Pages les plus populaires