( AFP / TAUSEEF MUSTAFA )
La croissance de l'économie de l'Inde devrait se poursuivre à un rythme soutenu lors de l'année fiscale 2026-2027, malgré les incertitudes géopolitiques mondiales et la guerre des droits de douane engagée par les Etats-Unis, a indiqué jeudi son ministère des Finances.
Dans son document préalable au projet de loi de budget présenté jeudi devant le Parlement, le gouvernement table sur une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 6,8 à 7,2% entre avril 2026 et mars 2027, un peu plus que celle prévue par la Banque mondiale.
Au cours du troisième trimestre de 2025, l'Inde a affiché une croissance de 8,2% en rythme annuel, en hausse par rapport au trois mois précédents (+7,8%).
"Notre perspective (...) retient une croissance ferme malgré l'incertitude mondiale, qui requiert de la prudence mais pas de pessimisme", indique le document rédigé par les conseillers économiques du gouvernement.
Si les "perturbations induites par les droits de douane" pourraient "par intermittence peser sur les exportations et la confiance des investisseurs", poursuit-il, "les discussions commerciales avec les Etats-Unis devraient se conclure cette année et réduire les incertitudes venues de l'étranger".
Les tractations engagées par New Delhi avec Washington en vue d'un accord commercial patinent depuis des mois.
Donald Trump a en outre imposé en août une surtaxe de 50% sur les exportations indiennes en représailles aux achats par New Delhi de pétrole russe qui, selon l'hôte de la Maison Blanche, financent l'effort de guerre de Moscou en Ukraine.
Pour s'affranchir des décisions américaines et de la concurrence chinoise, l'Inde a par ailleurs négocié une série d'accords de libre-échange avec d'autres partenaires, dont un important conclu mardi avec l'Union européenne (UE).
Le document publié jeudi insiste par ailleurs sur les réductions d'impôts, les grands travaux d'infrastructures et les réformes du droit du travail engagés ces dernières années pour soutenir l'activité économique.
Mais la guerre commerciale fait peser la menace de suppressions d'emplois dans les industries à forte main d'œuvre comme le textile, pendant que les investisseurs étrangers ont amorcé un repli d'Inde et que la roupie est tombée à son plus bas niveau depuis des mois.
Le nouveau projet de loi budgétaire doit être présenté dimanche devant le Parlement.
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