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Macron évoque un risque de "guerre civile" avec le RN et LFI
information fournie par Reuters 25/06/2024 à 07:54

Le président français Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron

Les réponses du Rassemblement national (RN) et de la gauche, via La France insoumise (LFI), aux problèmes de sécurité et de respect de la laïcité en France portent en elles les germes d'une "guerre civile", a déclaré Emmanuel Macron dans un épisode diffusé lundi du podcast "Generation Do It Yourself".

Le président de la République, qui a convoqué des élections législatives les 30 juin et 7 juillet pour lesquelles le RN est en tête des intentions de vote, déclare dans ce podcast que le programme du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella pour répondre aux inquiétudes de certains Français face à une "insécurité du quotidien" et à "une immigration qu'ils considèrent comme pas réglée" repose sur "la stigmatisation ou la division".

"Je pense que c'est hors sujet la réponse de l'extrême droite parce qu'elle renvoie les gens ou à une religion ou à une origine et c'est en cela qu'elle divise et qu'elle pousse à la guerre civile", ajoute le chef de l'Etat.

Emmanuel Macron dénonce aussi les positions de LFI, principale force du Nouveau Front populaire constitué à gauche pour les législatives, qui consistent à ses yeux à défendre "une forme de communautarisme".

"Mais ça, c'est aussi la guerre civile derrière parce que c'est d'abord renvoyer des gens exclusivement à leur appartenance ou religieuse ou communautaire, c'est de justifier leur écartement en quelque sorte de la communauté nationale et c'est la guerre civile avec ceux qui ne partagent pas ces valeurs", déclare-t-il.

Jordan Bardella, président du RN, a jugé sur M6 qu'"un président de la République ne devrait pas dire cela".

Jean-Luc Mélenchon a pour sa part invité Emmanuel Macron à "tourner sept fois sa langue dans la bouche" avant de parler.

"Alors lui, pour mettre le feu, il est toujours là parce que la guerre civile, pour l'instant, c'est lui qui l'a déclenchée en Nouvelle-Calédonie", a dit le chef de file de LFI, en référence à la reprise des violences dans l'archipel du Pacifique après l'incarcération en métropole du leader indépendantiste Christian Tein.

(Rédigé par Bertrand Boucey, édité par Nicolas Delame)

13 commentaires

  • 25 juin 11:50

    On agite de nouveau le chiffon rouge ou bleu foncé... Il est bien seul le Roi en son palais.


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