Logo de Decathlon à Montreuil près de Paris
Présente dans le peloton depuis 1992 sous différentes appellations, l'équipe Decathlon CMA CGM aborde la saison 2026, qui s'ouvre mardi en Australie avec le Tour Down Under, avec de grandes ambitions, notamment permises par l'arrivée de l'armateur marseillais en tant que co-partenaire principal au moins jusqu'à 2030.
Le tournant date de juillet dernier quand l'équipe a annoncé, pendant le Tour de France, le départ d'AG2R La Mondiale, sponsor depuis 1997, puis l'arrivée, deux semaines plus tard, de CMA CGM aux côtés de Decathlon.
Une arrivée pleine d'ambition dans le monde du cyclisme.
"Je suis convaincu qu'ensemble, on peut écrire une nouvelle page dans l'histoire du cyclisme français et international. Nous partageons la même ambition : atteindre le top trois mondial et gagner le Tour de France", a déclaré Rodolphe Saadé, le PDG de CMA CGM, lors de la présentation de l'équipe le mois dernier.
Ces grandes ambitions s'accompagnent inévitablement d'une augmentation du budget.
"On était autour des 30 millions (d'euros), l’ambition est d’être à 40 millions dès la première année", annonçait Céline Del Genes, responsable de la relation client chez Decathlon, en juillet.
Sixième puis septième au classement UCI en 2024 et 2025, avec respectivement 30 et 26 victoires, Decathlon CMA CGM ambitionne de passer un cap pour se rapprocher des plus grosses écuries que sont UAE Team Emirates-XRG et Visma-Lease a bike.
"On entre dans une nouvelle ère. Nos ambitions pour les années à venir sont fortes", a prévenu Dominique Serieys, directeur général de l'équipe, lors de la présentation en grande pompe au siège de Decathlon, à Villeneuve-d'Ascq (Nord). "Nous abordons cette nouvelle saison avec une ambition claire : nous installer durablement dans le top cinq des équipes mondiales. Les cinq monuments constituent un axe majeur de notre projet sportif : nous voulons être offensifs, viser un top cinq sur Paris‑Roubaix et aller chercher la victoire sur l’un d’entre eux dès cette saison."
"Sur les grands tours, notre volonté est tout aussi affirmée : réaliser deux top cinq au classement général", a-t-il poursuivi tout en indiquant vouloir "conquérir le maillot vert du Tour de France" avec le sprinteur Olav Kooij.
Le Néerlandais de 24 ans, aux 47 victoires professionnelles, est le symbole du recrutement haut de gamme de la formation tricolore aux côtés notamment du Belge Tiesj Benoot - vainqueur des Strade Bianche 2018 et auteur de huit top dix sur les monuments - et de l'Américain Matthew Riccitello - cinquième du dernier Tour d'Espagne.
Dans le sens des départs, de nombreux coureurs ont quitté le navire dont les champions de France en ligne et du contre-la-montre Dorian Godon et Bruno Armirail ou leurs compatriotes Benoît Cosnefroy et Victor Lafay. La preuve d'un changement de prisme de l'équipe, désormais davantage tournée vers l'international.
Pour autant, son leader demeure un Français, Paul Seixas. La pépite de 19 ans a impressionné pour sa première saison professionnelle avec une troisième place aux championnats d'Europe derrière Tadej Pogacar et Remco Evenepoel.
Il a également pris la huitième place du Critérium du Dauphiné et terminé septième du Tour de Lombardie, son premier monument - les cinq courses d'un jour les plus prestigieuses.
Quand Dominique Serieys a annoncé l'été dernier vouloir gagner le Tour de France en 2030, il espère le réaliser avec Paul Seixas dans l'espoir de succéder à Bernard Hinault, dernier vainqueur français de la Grande boucle en 1985.
Le Lyonnais ne sait pas encore s'il participera au Tour dès 2026. "Mon rêve est d'être un jour sur le Tour de France, on verra si cette année ou pas", a-t-il laissé planer le mois dernier, alors qu'il débutera sa saison au Tour d'Algarve en février.
(Rédigé par Vincent Daheron)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer