Les leçons tactiques de France-Espagne
Deux ans après être tombés du dernier carré à Munich face à l’Espagne, les Bleus de Didier Deschamps ont à nouveau été éparpillés par la Roja , ce mardi soir. Pourquoi ? Comment ? Quelques réponses à froid.
Il y a un peu plus d’une semaine, Didier Deschamps s’était pointé face aux micros avec un trésor. Son équipe de France venait de s’offrir une qualification brutale et mature face au Maroc (2-0), d’enchaîner un troisième match de rang sans rien offrir à ses proies (4 petits tirs cadrés subis contre la Suède, le Paraguay et le Maroc) et le sélectionneur national, dans les derniers tours d’une longue course débutée lors de l’été 2012, laissait les fleurs tomber une à une sur ses joueurs. Preuve en est, après la rencontre : « Aujourd’hui, c’est une confirmation et je ressens beaucoup de fierté d’être en demi-finale pour la troisième fois consécutive. On voit que l’adversaire sait qu’on est dangereux dans de nombreux domaines. Il fait en sorte de nous limiter, mais le danger peut vraiment venir de partout. On défend de mieux en mieux, l’équilibre est meilleur, et on n’a pas trop de problèmes quand on a le ballon. Même chose quand on doit aller le chercher. Les joueurs aiment ça. Tout le monde nous voyait haut avant le premier match et ça continue. Maintenant, les joueurs savent que ce n’est qu’une étape. » Être attendu très haut a un défaut : quand on tombe, la chute ne fait que plus mal.
Pressing haut de nouveau disloqué
Avant l’Euro 2024, Antoine Griezmann avait été clair : « La clé, même si c’est ennuyeux, c’est la défense. Être une équipe solide, dure dans les duels, très bonne défensivement, et c’est ça qui va nous permettre d’aller le plus loin possible. C’est chiant à regarder, mais c’est comme ça, ça fait gagner des titres. » Sur le début de la Coupe du monde, même s’ils se lâchaient davantage avec le ballon, les Bleus avaient dû plaire à leur ancien meneur. On les avait vus agressifs, hauts, en capacité d’assumer le un contre un sur quelques moments avec autorité, notamment grâce à un Dayot Upamecano puissant et rapide, dominants sur le plan athlétique, mais on les avait aussi vus être, sur quelques séquences, perforés entre les lignes sur des situations de pression haute que l’équipe de France n’a que peu croisées avant de jouer l’Espagne (principalement face au Sénégal). Puis la Roja est arrivée et la bande à Didier Deschamps, habituée à voyager en bloc médian, s’est total
Par Maxime Brigand pour SOFOOT.com
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