Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets
Fermer

Législatives 2024 : "Mensonges éhontés", "petite bassesse", campagne "pourrie"... la France insoumise face aux dissenssions internes
information fournie par Boursorama avec Media Services 17/06/2024 à 10:10

Jean-Luc Mélenchon s'était félicité la semaine dernière que LFI "jette les rancunes à la rivière", mais la purge initiée en interne crée des remous.

Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 9 juin 2024. ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 9 juin 2024. ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Le lancement de la campagne pour les législatives de la France insoumise est largement perturbée dans la sillage de la crise déclenchée par l'éviction aux législatives de figures historiques opposées à Jean-Luc Mélenchon.

"À couteaux tirés", a titré Le Parisien en Une dimanche 16 juin, en soulignant la "colère" suscitée par la mise à l'écart vendredi de cinq députés LFI sortants, dont Danielle Simonnet, Alexis Corbière et Raquel Garrido . Et ce alors qu'était investi le député du Nord Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales.

Dimanche matin, nouveau coup de théâtre, dans une campagne qui n'en a pas manqué depuis une semaine : Adrien Quatennens a annoncé qu'il retirait sa candidature , vivement contestée par les socialistes, écologistes et communistes. "Je n'entends pas plus longtemps que ma candidature soit utilisée contre la France insoumise et le Nouveau Front populaire pour leur nuire", a-t-il expliqué.

De leur côté, les députés écartés ne désarment pas. L'un d'entre eux, Hendrik Davi, a annoncé dimanche qu'il serait malgré tout candidat, comme avant lui ses quatre comparses.

Invité de France 3 , Jean-Luc Mélenchon a contesté toute "purge" et invité à l'apaisement. "Tout le monde doit dire : 'le nouveau Front populaire d'abord, la victoire d'abord, ma personne après'", a souhaité le tribun, qui s'était réjoui en début de semaine que LFI "jette les rancunes à la rivière" pour construire l'union de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon en retrait ?

Lui-même s'est efforcé d'être magnanime, accueillant avec bienveillance la candidature en Corrèze de l'ancien président de la République François Hollande et n'écartant pas que François Ruffin puisse accéder à Matignon si le Nouveau Front populaire remporte l'élection : "c'est une réponse qui lui appartient entièrement", a-t-il dit, malgré les mots très durs de François Ruffin pour dénoncer les décisions du comité d'investiture de LFI.

Le chef de file Insoumis s'est aussi attaché à désamorcer les craintes liées à ses propres ambitions pour Matignon. "Je ne serai jamais le problème, je serai toujours du côté de la solution (...) Si vous pensez que je ne dois pas être Premier ministre, je ne le serai pas", a-t-il affirmé. Il a justifié la décision de ne pas renouveler certains de ses anciens compagnons de route par la nécessité de "faire la jonction avec les milieux associatif et syndical", ajoutant qu'il n'y a pas d'"investiture à vie" à LFI.

"Vous croyez que Jean-Luc Mélenchon parle de lui ?", a ironisé Mme Simonnet sur X.

Invité de BFMTV , le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard s'est montré moins diplomate vis-à-vis des députés répudiés, les accusant d'avoir voulu siéger "dans un autre groupe que celui de la France insoumise" .

"Mensonges éhontés"

"Faux", a répondu Alexis Corbière auprès de l' AFP , affirmant que lui et son épouse Raquel Garrido avaient signé cette semaine une charte dans laquelle ils s'engageaient à siéger dans le groupe LFI. "Pourquoi ment-il ?", s'est-il étranglé.

La députée Clémentine Autain, elle aussi "frondeuse", a fustigé sur LCI les "mensonges éhontés" de Manuel Bompard "sur la purge à laquelle il vient de procéder", et regretté le "spectacle détestable" donné par le mouvement de la gauche radicale.

"Tout se passait bien, (...) tout le monde était à la hauteur de l'histoire. Et d'un seul coup une petite bassesse (...) de ne pas reconduire cinq de nos candidats pour les punir d'avoir osé critiquer le chef et la direction. Nous avons 48 heures de campagne qui sont pourries ", a-t-elle déploré. La députée de Seine-Saint-Denis a par ailleurs écarté l'hypothèse de l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon à Matignon. "Ce qui est clair pour les Français, c'est qu'il n'est pas aujourd'hui un profil consensuel pour être notre Premier ministre", a-t-elle dit.

Clémentine Autain et François Ruffin, ainsi que les patrons du PS, du PCF et d'EELV Olivier Faure, Fabien Roussel et Marine Tondelier, doivent se retrouver en meeting lundi à 19H00 à Montreuil, dans la circonscription de M. Corbière.

28 commentaires

  • 17 juin 18:03

    Comment Mélenchon, le PDG de la France insoumise, qui a déclaré 2.450.000 € de patrimoine, surtout immobilier, va-t-il faire pour éviter l'ISF ?


Signaler le commentaire

Fermer