( AFP / SAMEER AL-DOUMY )
Le géant du verre Arc, repris par un nouvel investisseur en mars, prévoit de redevenir rentable dès 2026, a indiqué lundi au magazine L'Usine nouvelle ce repreneur, Timothée Durand.
Le tribunal de commerce de Tourcoing (Nord) avait validé le 20 mars le projet de cet ancien cadre de l'entreprise âgé de 49 ans, petit-fils d'un patron emblématique d'Arc, Jacques Durand.
Il était le seul candidat pour acquérir ce groupe qui comptait alors 3.500 salariés, et qui est descendu à 2.750. "La procédure de redressement judiciaire nous a permis d'adapter nos volumes de production, ce qui n'avait pas été fait par le passé", s'est félicité M. Durand.
"Nous avons structuré notre plan pour être rentable dès cette année et la guerre n'y change rien", a-t-il déclaré au magazine.
L'usine historique d'Arques, dans le Pas-de-Calais, vend 80% de sa production en Europe, a-t-il souligné. "Mais la baisse de consommation induite par l'augmentation du prix de l'essence peut avoir des répercussions", selon lui.
Le nouvel actionnaire s'est également inquiété de l'évolution des prix de l'énergie.
"Nous avons heureusement un contrat de couverture sur le prix du gaz, ce qui nous donne un peu de temps. Mais si la situation dure plus de six mois, nous serons contraints d'augmenter les prix en Europe", a-t-il déclaré.
À Arques, "deux fours sur cinq sont déjà électriques. L'électrification des trois autres, alimentés en grande partie par du gaz, ne peut se faire que durant leur reconstruction, qui est réalisée tous les sept à dix ans, et en double le coût", a-t-il expliqué.
L'ex-Arc France, rebaptisé Arc Verrerie 1825, a procédé à 197 licenciements secs fin mars.
"Nous avons ainsi réussi à limiter le nombre de départs contraints à moins de 200 personnes. Ce sont toujours 200 de trop", a affirmé M. Durand.
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