Lyes Louffok, le 7 mai 2024, à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )
Le Parti socialiste dénonce une campagne de cyberharcèlement contre le militant pour les droits de l'enfant Lyes Louffok, ancien candidat LFI aux législatives, qui a choisi de soutenir le candidat PS Emmanuel Grégoire aux municipales à Paris.
"Exemple de violence psychologique", a déploré le patron du PS Olivier Faure sur le réseau social X. "Pour un simple soutien à Emmanuel Grégoire, Lyes Louffok a été cyberharcelé par la sphère LFI. La défense des enfants n'a visiblement qu'une importance secondaire. Je comprends les électeurs LFI qui ne supportent plus ces dérives", a-t-il poursuivi.
Mercredi matin, Emmanuel Grégoire avait annoncé que le militant des droits des enfants avait "été obligé de fermer son compte X suite aux attaques qu'il subit après avoir annoncé son soutien à la liste de la gauche unie pour Paris".
Le compte de Lyes Louffok, lui-même ancien enfant placé et co-fondateur de l'association Comité de vigilance des enfants placés, est effectivement fermé, a constaté l'AFP.
Lyes Louffok avait expliqué vendredi dans une vidéo qu'il soutenait Emmanuel Gregoire, le seul candidat à se soucier selon lui des enfants placés au sein de l'Aide sociale à l'enfance de Paris et à "en faire une priorité politique".
Emmanuel Grégoire a annoncé dans son programme qu'il souhaitait le nommer contrôleur des lieux de placement des enfants.
M. Louffok qui fut deux fois investi par les Insoumis aux législatives (dans le Val-de-Marne en 2024 et dans l'Isère en 2025 pour une partielle), avait de nouveau justifié son choix dans un communiqué mardi, expliquant aussi que LFI n'avait "jamais mobilisé" ses moyens parlementaires pour "faire avancer" la cause de la protection de l'enfance.
Dans Le Parisien, Lyes Louffok rappelle qu'il n'appartient à aucun parti politique, et qu'il n'a pas souhaité être sur la liste du candidat socialiste pour ne "plus subir la violence des campagnes politiques", qu'il avait connue lors de la législative partielle à Grenoble.
"Par trois fois, j'avais voulu prendre ma valise et remonter à Paris. J'ai été pourri par certains militants insoumis. J'ai été confronté à cette violence parce que j'exprimais des divergences", a-t-il expliqué, affirmant que "maintenant, avec LFI, c'est terminé, je ne veux plus avoir affaire avec eux".
Le député et cadre LFI Eric Coquerel a réfuté toute accusation de harcèlement de la part de la formation mélenchoniste.
"Je veux bien qu'on nous impute absolument tous les travers, mais je trouve que la ficelle est un peu grosse", a-t-il dit sur franceinfo.
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