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Base d'Istres : des avions américains autorisés à se poser, avec la garantie qu'ils ne participent pas aux opérations en Iran, selon l'État-major français
information fournie par Boursorama avec Media Services 05/03/2026 à 14:11

"Il s'agit d'une procédure de routine dans le cadre de l'Otan", assure l'État-major.

Des militaires français sur la base aérienne d'Istres. (illustration) ( AFP / NICOLAS TUCAT )

Des militaires français sur la base aérienne d'Istres. (illustration) ( AFP / NICOLAS TUCAT )

La France a autorisé des avions "de soutien" américains à se poser sur la base militaire d'Istres, a annoncé jeudi l'État-major français, affirmant avoir obtenu la "complète garantie" que ces appareils "ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les États-Unis en Iran".

"Des avions américains de soutien aux opérations (pas des avions de combat) ont été acceptés sur la base aérienne d'Istres en France. (...) Compte tenu du contexte, la France a exigé que les moyens concernés ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les États-Unis en Iran , mais strictement pour l'appui à la défense de nos partenaires dans la région. Elle en a obtenu la complète garantie", a annoncé dans une déclaration l'État-major français.

"Il s'agit d'une procédure de routine dans le cadre de l'Otan", assure l'État-major.

"Un avion ravitailleur, c'est une station service, ce n'est pas un avion de chasse. Et donc le sujet, c'est clairement la capacité de ravitailler, c’est la seule autorisation qui est donnée par le Président de la République", a insisté devant la presse la ministre française des Armées Catherine Vautrin, en marge d'un déplacement à la Direction des applications militaires du Commissariat à l'énergie atomique de Valduc (Côte d'Or).

La France affiche depuis le début du conflit samedi dernier une posture "strictement défensive", selon les termes d'Emmanuel Macron qui a annoncé mardi soir le déploiement d'importants moyens militaires , dont le porte-avions Charles-De-Gaulle, en Méditerranée orientale.

Renforts au Moyen-Orient

Le président français, qui affirme que l'offensive déclenchée samedi par les États-Unis et Israël est menée "en dehors du droit international", a souligné que Paris devait "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats, ainsi que par des "engagements solides avec la Jordanie et l'Irak", tous visés par des frappes iraniennes, avait-il affirmé.

Deux bases françaises aux Émirats ont été attaquées par l'Iran, sans certitude qu'elles aient été délibérément visées, a précisé jeudi matin sur la radio RTL Catherine Vautrin, ajoutant que six avions Rafale étaient arrivés en renfort aux Émirats.

Face aux annonces d'Emmanuel Macron, l'opposition de gauche a mis en garde contre le risque pour Paris d'être entraîné dans le conflit.

Critiqué vertement par le président américain Donald Trump pour un supposé manque de coopération, le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé mercredi que "des avions américains opéraient à partir de bases britanniques". L'Espagne a, elle, de son côté catégoriquement refusé une telle aide logistique aux avions américains.

14 commentaires

  • 15:43

    Tapis rouge pour les agresseurs et ca donne des leçons de démocratie aux autres peuples... on a vraiment pas fini de rire jaune dans le reste du monde.


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