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Le président iranien en Irak pour son premier voyage à l'étranger
information fournie par Reuters 11/09/2024 à 13:25

par Elwely Elwelly et Timour Azhari

Le président iranien Massoud Pezeshkian est arrivé en Irak mercredi dans le cadre de son premier voyage à l'étranger, afin de renforcer les liens avec un allié stratégique de Téhéran et Washington, alors que la région est en proie à un regain de tensions.

Le président iranien élu en juillet, qualifié de modéré, a rencontré le Premier ministre irakien Mohammed Chia al-Soudani au début de sa visite longue de trois jours qui, selon Bagdad, se soldera par la signature d'un certain nombre d'accords et des discussions sur la guerre à Gaza et la situation au Moyen-Orient.

Rare pays allié à la fois aux États-Unis et à l'Iran, l'Irak abrite 2.500 soldats américains, tandis que des factions armées soutenues par l'Iran constituent une partie de ses forces de sécurité. Le pays a été le théâtre d'une escalade d'attaques de représailles depuis le début de la guerre à Gaza.

"Nous prévoyons de signer plusieurs accords", a déclaré Massoud Pezeshkian avant son départ pour l'Irak, selon les médias d'État iraniens.

Le bureau de presse du Premier ministre irakien a déclaré dans un communiqué que les deux pays signeraient des protocoles d'accord dans différents domaines, notamment le commerce, l'agriculture et les communications.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré mercredi qu'une quinzaine de protocoles d'accord seraient signés, ont rapporté les médias d'État iraniens.

"Nous avons plusieurs domaines de coopération, notamment les questions politiques, régionales et de sécurité", a déclaré Abbas Araqchi.

Depuis le début de la guerre à Gaza, les groupes armés irakiens alignés sur l'Iran ont attaqué à plusieurs reprises les troupes américaines basées dans la région.

Les médias d'État ont indiqué que Massoud Pezeshkian prévoyait également de se rendre au Kurdistan irakien, une région où l'Iran a mené des frappes par le passé, notamment contre des groupes séparatistes iraniens.

Bagdad a tenté de répondre aux préoccupations iraniennes concernant les groupes séparatistes régionaux en déplaçant certains de leurs membres dans le cadre d'un pacte de sécurité conclu avec Téhéran en 2023.

(Avec la contribution d'Ahmad Elimam, version française Pauline Foret, édité par Kate Entringer)

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