Natarajan Chandrasekaran à Bombay, en Inde, le 18 février 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )
Le président de Tata Sons, la holding du groupe indien Tata, Natarajan Chandrasekaran, a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat à son échéance début 2027, aggravant la crise de gouvernance au sein du plus grand conglomérat indien.
Tata Sons est le premier actionnaire du géant des services informatiques Tata Consultancy Services et de Tata Motors, propriétaire du constructeur automobile de luxe britannique Jaguar Land Rover.
M. Chandrasekaran, 63 ans, a indiqué avoir annoncé au conseil d'administration qu'il quitterait ses fonctions à l'échéance de son mandat, le 20 février 2027, les administrateurs n'étant pas parvenus à s'entendre sur sa reconduction.
"Cela fait six mois que la question du renouvellement de mon mandat a été évoquée pour la première fois par le conseil d'administration, et aucune décision n'a été prise à ce jour", a-t-il expliqué dans un communiqué.
"Dans ces circonstances… J’ai décidé de ne pas me représenter à l’issue de mon mandat, le 20 février 2027. J’ai demandé au conseil d’administration de se prononcer rapidement sur ma succession afin d’assurer une transition en bonne et due forme", a-t-il ajouté.
Cette annonce intervient six mois après le report de l'examen du renouvellement du mandat de M. Chandrasekaran.
Le conseil d'administration est divisé, notamment sur les pertes enregistrées par certaines filiales de Tata Sons.
M. Chandrasekaran a souligné qu'il est nécessaire d'apporter de la clarté en matière de leadership, plusieurs projets stratégiques se trouvant à des étapes critiques.
"Il est important d'apporter rapidement de la visibilité sur la future direction du groupe pour les employés, les investisseurs, les partenaires et les autres parties prenantes".
Des médias locaux ont fait état de désaccords au sein du conseil d'administration sur un éventail de questions, notamment les pertes financières de certaines sociétés du groupe.
En février dernier, le quotidien Economic Times avait indiqué que Noel Tata – le demi-frère de l’ancien patriarche de la famille, Ratan Tata, décédé en 2024 – avait posé plusieurs "conditions" à la reconduction de M. Chandrasekaran, parmi lesquelles la réduction des lourds investissements dans des activités commerciales plus risquées.
Tata Trusts détient environ 66 % de Tata Sons, ce qui leur confère une influence décisive sur la gouvernance du groupe.
M. Chandrasekaran, ancien directeur général de TCS (Tata Consultancy Services), avait pris la présidence de Tata Sons en 2017.
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