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Le guide suprême iranien menace Trump d'une guerre plus étendue en cas de frappes
information fournie par AFP 04/11/2026 à 13:56

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, sur une affiche à Baghdad, le 30 juillet 2026, en Irak ( AFP / AHMAD AL-RUBAYE )

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, sur une affiche à Baghdad, le 30 juillet 2026, en Irak ( AFP / AHMAD AL-RUBAYE )

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a averti mercredi que le conflit au Moyen-Orient s'étendrait si les États-Unis reprenaient leurs frappes contre la République islamique.

Ces derniers jours, des médias avaient évoqué une possible campagne militaire courte et intense dans la foulée des élections de mi-mandat aux Etats-Unis qui ont vu mardi la défaite cinglante du parti de Donald Trump.

Le président américain avait déclaré ce week-end être prêt à donner un "coup de massue" à l'Iran, dont une île a été bombardée dans la nuit de lundi à mardi par les Etats-Unis.

"Si de telles agressions venaient à se reproduire, la guerre serait beaucoup plus étendue", a déclaré Mojtaba Khamenei dans un message écrit publié sur son site officiel.

Le guide suprême n'est toujours pas apparu en public depuis son accession au pouvoir en mars, quelques jours après la mort son père Ali Khamenei dans les frappes israélo-américaines qui ont déclenché fin février la guerre au Moyen-Orient.

Mardi, M. Trump avait cependant tenté de minimiser les spéculations selon lesquelles il se préparait à reprendre les bombardements.

Le président américain Donald Trump à Washington le 2 novembre 2026 ( AFP / MANDEL NGAN )

Le président américain Donald Trump à Washington le 2 novembre 2026 ( AFP / MANDEL NGAN )

"Il semble que nous obtenions tout ce que nous voulons", a déclaré M. Trump dans un entretien accordé mardi au Financial Times, visiblement en allusion aux discussions avec les Iraniens.

La veille, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi avait évoqué des discussions diplomatiques "très intenses" et le président américain avait assuré ensuite sur sa plateforme Truth Social qu'un accord avec l'Iran "pourrait arriver".

Le Qatar, médiateur dans le conflit, a aussi assuré que "les deux parties restaient engagées dans le processus de négociation".

"NON A LA GUERRE"

Mojtaba Khamenei a par ailleurs écarté mercredi toute perspective de changement de politique américaine, après la défaite des Républicains aux élections de mi-mandat, estimant que ceux qui l'espèrent "se trompent lourdement".

Le négociateur en chef iranien dans les pourparlers avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé de son côté que les Américains avaient dit "NON À LA GUERRE" lors des élections.

"Par conscience ou à cause du coût de la vie, les Américains ont dit NON À LA GUERRE, et nous approuvons ce message", a écrit M. Ghalibaf dans un message sur son compte X.

Dans la nuit, M. Trump a reconnu dans un entretien téléphonique avec la chaîne Fox News que la guerre en Iran était "en partie" responsable de la lourde défaite de son parti.

Outre le Qatar, d'autres pays tentent de faire pression pour une solution rapide au conflit au Moyen-Orient, qui a ébranlé l'économie mondiale.

La Chine, qui a des liens économiques étroits avec Téhéran et des intérêts importants au Moyen-Orient, a dit mercredi s'employer activement sur le front diplomatique pour "éviter une reprise des hostilités".

Le président chinois Xi Jinping à Pékin en Chine le 2 novembre 2026 ( POOL / TINGSHU WANG )

Le président chinois Xi Jinping à Pékin en Chine le 2 novembre 2026 ( POOL / TINGSHU WANG )

Le président chinois Xi Jinping avait reçu lundi Haïtham ben Tariq, sultan d'Oman, médiateur dans le conflit et riverain du détroit d'Ormuz.

Depuis le début de la guerre, l'Iran revendique le contrôle de cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures et frappe régulièrement des navires qui tentent de le franchir sans son autorisation.

En représailles, les États-Unis imposent un blocus aux ports iraniens.

Le détroit d'Ormuz est depuis des semaines au coeur du conflit, alors que les frappes américaines contre l'Iran et les bombardements iraniens sur les alliés des Etats-Unis dans le Golfe ont largement baissé en intensité.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais la fragile entente a volé en éclats cet été.

1 commentaire

  • 14:16

    Depuis qu’ils font parler les morts, ils s’autorisent à tous les excès


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