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La nouvelle rentrée contrariée de Gérald Darmanin
information fournie par AFP 31/08/2025 à 08:00

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin à Nanterre dans les Hauts-de-Seine, le 29 juillet 2025 ( AFP / Thomas SAMSON )

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin à Nanterre dans les Hauts-de-Seine, le 29 juillet 2025 ( AFP / Thomas SAMSON )

Tourcoing, saison 3. Gérald Darmanin organise sa rentrée politique dimanche dans son fief du Nord, quelque peu percutée par la précarité du gouvernement, en attendant le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre.

"La politique, c'est quand même l'art de l'adaptation". Gérald Darmanin en sait quelque chose. Après avoir fait monter la température autour de la présidentielle de 2027, sa première rentrée de Tourcoing en 2023 avait été refroidie par l'intervention d’Élisabeth Borne, alors Première ministre.

L'an passé, elle avait dû être décalée de quelques semaines, la France, qui sortait de la dissolution et des élections législatives, n'ayant alors pas de gouvernement de plein exercice.

Nouvel imprévu. Si M. Darmanin devrait distiller quelques propositions dimanche, il ne devrait pas les développer autant qu'initialement envisagé, en raison de la situation politique et de l'incertitude sur le sort du gouvernement, qu'il a réintégré après l'arrivée de François Bayrou à Matignon.

Le garde des Sceaux n'avait au demeurant pas prévu, selon son entourage, de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle, un bruit qui courait depuis quelques jours.

"Ce qui m'intéresse, c'est de faire des choses ici et maintenant. Après, si nous ne faisons pas ce à quoi je crois, oui, je m'intéresserai évidemment à l'avenir de mon pays, et j'essaierai d'y contribuer directement", a répondu M. Darmanin à La Voix du Nord, après avoir déjà eu l'occasion d'expliquer qu'il préparait "un projet pour la présidentielle".

Dimanche, l'élu de Tourcoing va, selon son entourage, plaider pour le vote de confiance envers le gouvernement de François Bayrou, pour écarter le spectre de "l'instabilité politique" et de "l'instabilité sociale". Le ministre sent "une forme de violence sociale assez forte dans le pays", plus inquiétante à ses yeux que le risque économique et financier, selon la même source.

- "Pas dans l'optique" Matignon -

Il devrait une nouvelle fois plaider pour une "inflexion sociale", mantra de cet ex-membre des Républicains (LR) qui se revendique "gaulliste social" et n'a cessé de plaider en ce sens au sein de la macronie. Considérant que François Bayrou, de par sa fibre démocrate-chrétienne, est en capacité d'appliquer cette politique, avec des "compromis".

Dans le viseur: le PS, considéré, selon la même source, comme "ceux qui peuvent donner une chance au compromis" et "éviter la dissolution". Charge au Premier ministre de nouer cette entente en acceptant de revenir sur certaines mesures, comme la suppression de deux jours fériés sans contrepartie rémunératrice.

L'entreprise semble cependant vouée à l'échec, alors que les socialistes ont annoncé qu'ils voteraient contre la confiance. "Soyons clairs : nous n’irons pas à Matignon pour négocier avec François Bayrou", a martelé le chef des députés PS, Boris Vallaud, dans une interview à Sud-Ouest samedi.

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin à Paris le 4 juin 2025 ( AFP / Emma DA SILVA )

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin à Paris le 4 juin 2025 ( AFP / Emma DA SILVA )

Pas candidat à Matignon, Gérald Darmanin ? Le garde des Sceaux a été reçu cet été au fort de Brégançon par Emmanuel Macron. S'il a pu être intéressé dans le passé, le ministre de la Justice n'est "pas du tout dans cette optique" et souhaite avant tout rester place Vendôme, assure son entourage.

Quelque 1.250 personnes sont inscrites pour cette rentrée du patron de Populaires. Trois tables rondes, qui mettront aux prises des chercheurs, sondeurs, professeurs et personnalités du monde associatif, sont au programme: la première sur la parentalité, animée par le député (Renaissance) Mathieu Lefèvre, la seconde sur la santé mentale des jeunes, dirigée par la députée (MoDem) Delphine Lingemann, et la troisième sur "l'assignation à résidence" sociale, animée par le sénateur (Les Républicains) Stéphane Le Rudulier.

Le garde des Sceaux s'exprimera à 16H00 depuis le jardin botanique de Tourcoing. Il a par ailleurs indiqué à La Voix du Nord qu'il serait candidat aux élections municipales, en tête de liste ou en numéro deux derrière sa successeure Dorian Becue. Décision définitive en janvier.

3 commentaires

  • 14:20

    Ils vont avec le tas de ferrailles qui encombre le perron du Palais.


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