Aller au contenu principal
Fermer

La CPME va "se transformer" et changer de nom, annonce son président
information fournie par Boursorama avec AFP 22/01/2026 à 08:07

Amir Reza-Tofighi à Paris, le 24 juin 2025. ( AFP / EMMA DA SILVA )

Amir Reza-Tofighi à Paris, le 24 juin 2025. ( AFP / EMMA DA SILVA )

La CPME "doit se transformer", avec notamment un nouveau nom, a annoncé mercredi son président Amir Reza-Tofighi en présentant ses voeux, se félicitant par ailleurs de voir l'Europe commencer "à se poser la question de sa place" face aux Etats-Unis et à la Chine.

Dans un discours en réponse à celui d'Amir Reza-Tofighi, le ministre des PME Serge Papin a évoqué "la menace que fait peser sur nos TPE-PME la concurrence chinoise, avec des plateformes comme Shein".

"Il faut casser la gueule aux Chinois!", s'est exclamé le ministre, suscitant rires et étonnements de la salle. Selon son entourage interrogé par l'AFP, on pouvait l'entendre comme "aux Sheinois", un jeu de mot avec le nom de la plateforme asiatique.

M. Reza-Tofighi s'est réjoui de voir l'Europe "commencer, timidement encore, à se poser la question de sa place face aux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine".

Pour lui, 2025 est l'année où, en Europe, "sous l'impulsion de la France, la souveraineté économique et revenue dans le débat".

Le président de la CPME s'exprimait devant plusieurs ministres, dont M. Papin, son ministre de tutelle, l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne, d'autres politiques comme le Premier secrétaire du PS Olivier Faure ou son homologue du Medef Patrick Martin.

Elu il y a un an, le président de la CPME, 41 ans, a annoncé la prochaine "transformation de l'identité" de la deuxième organisation patronale, pour "mieux parler à tous les entrepreneurs, y compris ceux qui ne se reconnaissent pas encore dans les organisations patronales".

Il a évoqué également "une grande réforme statutaire" de la CPME.

"Parler de transformation, ce n'est pas effacer le passé, c'est refuser de croire que ce qui a fonctionné hier suffira demain", a-t-il lancé.

Il a estimé que ces changements permettraient aux entrepreneurs "d'être au rendez-vous des grandes échéances électorales", notamment la présidentielle de 2027, "l'occasion de voir qui défend l'économie française, l'emploi, la réindustrialisation".

Il a considéré que les entreprises ont "trois grands rendez-vous historiques" à ne pas manquer : "les transitions", notamment écologique, "l'intelligence artificielle et la souverainte numérique, et "l'alignement compétitif".

Le dirigeant a par ailleurs considéré que, si le budget 2026 n'était "pas celui que nous pouvions espérer", il était "le résultat d’un dialogue : je respecte le travail et l’engagement des parlementaires et du gouvernement dans un contexte particulièrement contraint".

Il a conclu sur une note personnelle, devant ses parents, immigrés iraniens "qui ont consacré une grande partie de leur vie à la liberté en Iran", où une partie de sa famille vit encore.

"Un peuple se bat pour sa liberté, dans une répression d'une violence extrême, souvent dans le silence, parfois dans le blackout le plus total", a-t-il remarqué, se disant "convaincu qu'un jour, l'histoire de l'Iran sera(it) aussi celle de celles et ceux qui ont tenu, résisté et donné leur vie pour ces valeurs".

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires