( AFP / SEBASTIEN DUPUY )
La confiance des ménages français s'est repliée "légèrement" en mars, l'indicateur la mesurant perdant deux points, dans un contexte de tensions géopolitiques et de craintes d'inflation avec la guerre au Moyen-Orient, a annoncé jeudi l'Insee.
A 89, cet indicateur s'éloigne de sa moyenne de longue période (1987 à 2025) de 100, précise l'Institut national de la statistique. En particulier, la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois augmente très fortement.
Dans le détail, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle à venir est en "net repli" et repart à la baisse: elle perd quatre points à -12, et s'éloigne de sa moyenne de longue période, de -7.
Leur opinion sur le niveau de vie futur en France "se dégrade nettement" aussi, souligne l'Insee. Elle est en baisse de 7 points, à -62, bien en-dessous de la moyenne de longue période (-29).
Les craintes concernant l'inflation sont en particulier en très forte hausse.
Le solde d'opinion des ménages pensant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois gagne ainsi 28 points (à -1 contre -29 en février) et atteint son plus haut niveau depuis septembre 2022, largement au-dessus de sa moyenne de longue période (-32).
Quant à la proportion de ménages estimant qu'il est opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants, elle recule légèrement à -29 (contre -28 le mois dernier), bien en dessous de sa moyenne de -16.
L'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne, actuelle comme future, est quasi stable: elle perd un point concernant leur capacité d'épargne actuelle (à 23) comme pour leur capacité d'épargne future (à 16). Ces soldes sont très supérieurs à leurs moyennes, respectivement 10 et -6.
La part des ménages estimant qu'il est opportun d'épargner est stable à 39, bien au-dessus de sa moyenne de 19. Cette partie de l'enquête est souvent particulièrement scrutée car elle révèle l'appétit de consommation des ménages, qui est l'un des principaux moteurs de la croissance.
Les craintes concernant le chômage sont de leur côté quasi-stables (47 contre 48 en février), alors que leur moyenne de longue période est de 33.
L’indicateur synthétique de confiance des ménages, établi en questionnant quelque 2.000 d'entre eux durant les trois premières semaines de chaque mois, résume leur opinion sur la situation économique : plus sa valeur est élevée, plus leur jugement sur la situation économique est favorable.
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