Photo d'archives: Une autoroute pendant une grève nationale des chemins de fer à Berlin
BRUXELLES (Reuters) - Bruxelles espère parvenir à un accord lundi soir sur une taxe carbone aux frontières visant les importations de produits polluants tels que l'acier et le ciment, un dispositif que l'exécutif européen juge essentiel pour soutenir l'industrie du bloc.
La Commission européenne a proposé en 2021 un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) pour taxer, à partir de 2026, les émissions de CO2 liées aux importations d'acier, de ciment, d'engrais, d'aluminium et d'électricité.
L'UE, qui s'est engagée à réduire ses émissions nettes de 55% d'ici à 2030, par rapport aux niveaux de 1990, cherche à préserver la compétitivité des entreprises du bloc face à leurs concurrentes dans des pays aux normes environnementales moins strictes.
"Ce texte est une autre première mondiale et un signe de l'accélération sans précédent de l'accord vert en Europe", a déclaré Pascal Canfin, président de la commission de l'Environnement du Parlement européen.
Les négociateurs devront se mettre d'accord sur l'inclusion des produits chimiques organiques, de l'hydrogène et des plastiques dans le champ d'application de la taxe, comme le souhaite le Parlement européen, et sur la date d'application du mécanisme, 2026 ou 2027.
La taxe obligerait les importateurs de marchandises de pays tiers à acheter des certificats pour couvrir les émissions de CO2 contenues dans ces produits, afin de créer des conditions de concurrence équitables entre les entreprises étrangères et les européennes, qui doivent acheter des quotas de CO2 sur le marché européen du carbone lorsqu'elles polluent.
Le projet a fait l'objet de critiques de la part de pays tels que la Chine, bien que Bruxelles ait dit que des pays pourraient être exemptés s'ils ont un prix du CO2 similaire à celui de l'UE, ou des objectifs similaires en matière de changement climatique.
L'UE, troisième émetteur mondial de gaz à effets de serre, mènera également des négociations distinctes dans le courant de la semaine en vue de trouver un accord sur la réforme du marché européen du carbone et la suppression progressive des quotas gratuits.
(Reportage Kate Abnett ; version française Diana Mandiá)

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