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JO: Franjo von Allmen voit triple avec le super-G, Nils Allègre 4e et inconsolable
information fournie par AFP 11/02/2026 à 14:50

Le skieur suisse Franjo von Allmen sur le podium après sa victoire dans le Super-G des JO-2026, à Bormio, le 11 février 2026 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Le skieur suisse Franjo von Allmen sur le podium après sa victoire dans le Super-G des JO-2026, à Bormio, le 11 février 2026 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

En remportant avec le super-G mercredi sa troisième médaille d'or olympique en cinq jours, le Suisse Franjo von Allmen continue d'écrire l'histoire du ski alpin et rejoint les légendes autrichienne Toni Sailer et française Jean-Claude Killy, les seuls avant lui à avoir réussi un triplé à skis sur une même édition des JO.

L'euphorie du skieur suisse de 24 ans tranche cruellement avec l'agonie de Nils Allègre, inconsolable après sa 4e place à trois centièmes seulement du podium olympique, alors que le clan français rêvait d'une première médaille en ski alpin sur ces JO.

Sur un nuage depuis son titre en descente samedi, carrément placé sur orbite après sa victoire en combiné par équipe lundi (qu'il doit d'ailleurs en grande partie à son binôme Tanguy Nef, royal en slalom), Franjo von Allmen s'est élancé mercredi, dossard 7 et sourire aux lèvres.

Pas aussi impérial qu'en descente, il a quand même surfé sur la confiance accumulée ces derniers jours et a réussi à creuser un petit écart pour devancer sur le fil l'Américain Cochran-Siegle (+13/100e). Mais en voyant son avance provisoire, le natif de Boltigen a d'abord secoué la tête, pas certain que sa prestation du jour soit suffisante pour l'emporter.

- "Tout me sourit" -

Le skieur suisse Franjo von Allmen dans le Super-G des JO-2026, à Bormio, le 11 février 2026 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Le skieur suisse Franjo von Allmen dans le Super-G des JO-2026, à Bormio, le 11 février 2026 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

"Décidément, tout me sourit dans ces Jeux", a apprécié le skieur suisse en conférence de presse. "J'ai eu un peu de chance aujourd'hui avec mon dossard car la piste est devenue plus lente ensuite."

Derrière lui, effectivement pas aidés par une neige qui s'est rapidement réchauffée, les autres favoris n'ont rien pu faire: le N.1 mondial Marco Odermatt, couteau entre les dents pour décrocher son premier titre de la quinzaine après sa déception en descente (4e) et l'argent du combiné par équipe, n'a pas trouvé de solution et se contentera du bronze (+28/100e).

"Je ne suis pas en manque de confiance", a balayé Odermatt, qui aura une dernière chance de décrocher l'or en géant samedi. "Je suis très content de la manière dont j'ai skié aujourd'hui. J'ai commis deux ou trois petites erreurs quand j'aurais pu reprendre du temps. Mais j'ai skié plus libéré que sur la descente."

Avec ce troisième titre olympique, Franjo von Allmen rejoint les légendes du ski Toni Sailer (1956) et Jean-Claude Killy (1968), les seuls avant lui à avoir réussi un triplé en ski alpin sur une même édition des Jeux. Il n'y avait à l'époque que trois disciplines au programme (descente, géant, slalom). Chez les femmes, la Croate Janica Kostelic en a fait de même aux Jeux de 2002 à Salt Lake City (slalom, géant et combiné).

Mais "pour moi, l'histoire du ski n'est pas très importante, même si cela peut paraître étrange à entendre", a affirmé Von Allmen. "Pour l'instant, ça ne veut pas dire grand-chose pour moi. Peut-être cela sera différent dans quelques années."

"Pour l'instant, je ne réalise pas du tout ce que signifient ces trois médailles pour ma vie future. Je suis curieux de voir ce qui m'attend mais je pense que ma vie restera la même", a-t-il ajouté.

- Allègre "pas récompensé" -

Quatrième à trois centièmes du podium, le Français Nils Allègre était quant à lui inconsolable.

Le skieur français Nils Allègre à l'arrivée du Super-G des JO-2026, à Bormio, le 11 février 2026 ( AFP / Dimitar DILKOFF )

Le skieur français Nils Allègre à l'arrivée du Super-G des JO-2026, à Bormio, le 11 février 2026 ( AFP / Dimitar DILKOFF )

"Sportivement, c'est le moment le plus dur de ma carrière", a-t-il lâché en zone mixte. "La dure réalité du sport de haut niveau, c'est qu'aujourd'hui, il y a trois mecs sur la boîte, et il y a un mec qui est 4e, et celui-là c'est moi, à trois centièmes, c'est dur."

Parti dossard 1, le skieur de Serre-Chevalier, déjà habitué aux places d'honneur en Coupe du monde (trois top 5, zéro podium cet hiver), a réalisé une manche propre et solide mais les centièmes n'ont pas tournés en sa faveur. Il avait également terminé 5e du combiné par équipes lundi avec Clément Noël, à 13 centièmes seulement du bronze olympique.

"Je ne suis pas récompensé, et ça fait deux fois, deux courses (...) Moralement c'est dur, ça reste du sport, mais c'est extrêmement dur."

Deux autres Français étaient en lice: Alban Elezi Cannaferina a terminé 15e et Nils Alphand est tombé, sans gravité.

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