Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, le président de la commission de coordination pour les Jeux d'hiver 2030 dans les Alpes françaises, a déclaré mardi que l'organisation "accuse un retard sur plusieurs livrables clés et que cela nécessitera une accélération significative en 2026".
"Je tiens à souligner que l'année 2026 sera absolument cruciale pour la réussite du projet", a-t-il déclaré lors de la 145e session du Comité international olympique (CIO) qui se tient mardi et mercredi à Milan (Italie), où les Jeux d'hiver 2026 s'ouvrent vendredi.
Il a précisé que ce retard était "dû à un délai de préparation raccourci", dont la faute n'incombe pas au comité d'organisation des Alpes 2030 (Cojop).
Les Alpes françaises 2030 avaient obtenu l'organisation des Jeux à l'été 2024 tandis que les précédentes villes hôtes des Jeux d'hiver avaient été désignées sept ans avant l'année des Jeux.
"Les décisions prises cette année détermineront l'orientation du projet pour les quatre prochaines années, le temps est compté", a ajouté le président de la commission de coordination. "Plusieurs décisions clés sont encore en suspens et le rythme de mise en œuvre doit s'accélérer dans tous les domaines. Il est essentiel que le comité d'organisation finalise rapidement sa planification stratégique."
Le comité d'organisation est perturbé par de nombreux départs ces dernières semaines. En un mois, la directrice des opérations Anne Murac et le directeur de la communication Arthur Richer ont quitté leur fonction.
En début de semaine, selon Le Monde, Bertrand Méheut a démissionné de son poste de président du comité des rémunérations du Cojop.
Dans sa lettre de démission révélée par L'Equipe, l'ancien patron du groupe Canal+ critique la gestion d'Edgar Grospiron, le président du Cojop.
"Le président, accompagné en principe d'un directeur général exécutif, se comporte comme s'il était président-directeur général, hors de tout contrôle, sans en avoir la compétence", dit-il. "J'attire l'attention sur les risques encourus par le Cojop."
Mardi, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant a tenu à souligner que ce travail "s'inscrit dans un contexte de transition politique et de complexité".
Il s'est également réjoui de l'adoption lundi par le conseil municipal de Val-d'Isère (Savoie) d'une délibération de principe pour accueillir les épreuves techniques de ski alpin ainsi que du vote mardi à l'Assemblée nationale et jeudi au Sénat de la loi relative à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030.
La commission mixte paritaire réunie le 27 janvier avait été conclusive.
"Une fois les Jeux de Milan-Cortina terminés, l'attention du monde se tournera rapidement vers 2030, les attentes augmenteront, le rythme s'intensifiera, le travail à accomplir est considérable et l'horloge tournera encore plus fort", a prévenu Pierre-Olivier Beckers-Vieujant.
"Malgré ces défis, nous sommes vraiment encouragés de voir le mouvement sportif français et tous les partenaires se rallier véritablement à ce projet", a-t-il ajouté.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Sophie Louet)

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