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Israël et le Liban signent un accord-cadre après des négociations sous l'égide des US
information fournie par Reuters 26/06/2026 à 22:16

(Actualisé avec déclarations et réactions)

Israël et le Liban ont signé un accord-cadre à Washington vendredi après plusieurs jours de négociations pour mettre fin aux combats entre l'Etat hébreu et la milice du Hezbollah, alliée de l'Iran.

L'ambassadrice libanaise aux Etats-Unis, Nada Moawad, et son homologue israélien, Yechiel Leiter, ont signé le document tripartite avec les Etats-Unis au département d'Etat à Washington.

"L'accord-cadre tripartite que nous avons signé aujourd'hui est une première étape vers la restauration de la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban, la sécurisation et la cessation finale des hostilités, permettant à notre peuple de retourner sur ses terres et aux Libanais de vivre en paix, en sécurité et en prospérité, a déclaré Nada Moawad.

"Aujourd'hui, nous avons franchi la première étape d'un parcours qui sera sans aucun doute difficile mais qui est important, essentiel et nécessaire", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, avant la signature du texte.

Selon Marco Rubio, l'accord-cadre vise à établir un processus clair pour restaurer la souveraineté du Liban, désarmer le Hezbollah et démanteler ses infrastructures.

L'agrément doit également permettre à Israël de se retirer une fois que la menace envers ses citoyens sera supprimée et prévoit la création d'un groupe de coordination militaire tripartite pour le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, a précisé le secrétaire d'Etat américain dans un communiqué.

Washington s'est aussi engagé à mettre en place immédiatement un fonds de 100 millions d'euros pour une assistance humanitaire en coordination avec les Nations unies.

Marco Rubio a ajouté que les Etats-Unis ont réaffirmé leurs intentions d'améliorer les capacités de l'armée libanaise "pour établir plus efficacement la souveraineté à travers le territoire libanais" avec un fonds de 30 millions de dollars provenant des autorisations et crédits budgétaires américains déjà existants.

Les négociations portaient notamment sur un projet pilote soutenu par les Etats-Unis prévoyant que les troupes de l'Etat hébreu se retirent d'une partie du territoire libanais qu'elles occupent dans le cadre de leur offensive contre le Hezbollah, milice chiite soutenue par Téhéran, et qu'elles en cèdent le contrôle à l'armée du pays.

"ZONES PILOTES"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dans un communiqué que l'accord permettait aux forces israéliennes de maintenir ses troupes dans le sud du Liban si le Hezbollah n'était pas désarmé.

Cet accord permet à l'armée libanaise de "commencer à organiser la prise de contrôle du territoire" à travers les deux "zones pilotes" desquelles les forces israéliennes se retireront. Les dirigeants israéliens affirment que cette zone vise à protéger les communautés du nord d'Israël des attaques de la milice chiite du Hezbollah.

Le président libanais Joseph Aoun a prévenu que l'accord devrait permettre au Liban de retrouver une terre "totalement libre" et de reconstruire des maisons "sans partenaire" dans leur souveraineté.

Le Hezbollah a rejeté l'accord signé à Washington, le parlementaire Hassan Fadlallah déclarant que la milice s'opposerait à toute mesure prise par les autorités libanaises et n'autoriserait pas les autorités à mettre en place leurs engagements sur le terrain.

Avant la signature de l'accord-cadre, le cessez-le-feu était globalement respecté, Israël indiquant toutefois avoir tué sept personnes présentées par Tsahal comme des membres du Hezbollah qui opéraient près du territoire occupé par l'armée israélienne. Reuters n'était pas en mesure de vérifier cette information.

(Daphne Psaledakis; version française Zhifan Liu, édité par Benjamin Mallet)

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