La couverture d'un journal avec Mahsa Amini, une femme décédée après avoir été arrêtée par la police des mœurs iranienne
DUBAI (Reuters) - Les étudiants ont poursuivi leur grève mardi en Iran, faisant fi des mises en garde des forces de sécurité et de la menace d'une répression sanglante.
Des "sit-ins" sont signalés dans plusieurs villes, dont Téhéran et Ispahan, selon l'agence HRANA, et la contestation gagne du terrain depuis les manifestations consécutives à la mort d'une jeune Kurde iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, le 16 septembre aux mains de la police des moeurs de Téhéran.
Les manifestants réclament ouvertement la mort du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.
"Les gens risquent leur vie en descendant dans la rue, mais l'espoir qu'ils parviennent à vaincre le régime est bien plus grand que leurs craintes", souligne Omid Memarian, analyste au sein de Democracy for the Arab World Now (DAWN).
Des manifestants de tous horizons ont pris part aux protestations, les étudiants et les femmes jouant un rôle de premier plan, brandissant et brûlant des foulards.
"Ces manifestations sont considérées comme une occasion de favoriser le changement", relève Sanam Vakil, directrice adjointe du Royal Institute of International Affairs, même si les analystes doutent que le mouvement puisse faire tomber les dirigeants religieux du pays.
Selon HRANA, au moins quatre élèves de l'école intermédiaire Bahonar, dans la ville de Sanandaj, ont été arrêtés par les forces de sécurité.
(Reportage bureau de Dubai: Rédigé par Michael Georgy, Version française Alizée Degorce, édité par Sophie Louet)

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