Les médecins indiens ont entamé samedi une grève de 24 heures pour protester contre le viol et le meurtre d'une interne de 31 ans la semaine dernière à Kolkata, dans l'est du pays.
Plus d'un million d'entre eux devaient se joindre à ce mouvement et de nombreux hôpitaux et cliniques ont fermé leurs portes aux patients, à l'exception des cas urgents.
La mort de la jeune femme médecin, violée et tuée dans une salle d'un hôpital public de Kolkata, a déclenché des manifestations à travers l'Inde qui rappellent l'onde de choc provoquée en 2012 par le viol collectif et le meurtre d'une étudiante de 23 ans dans un bus à New Delhi.
Malgré l'adoption d'une législation plus sévère depuis cette agression, les militants qui luttent contre les violences faites aux femmes jugent que la situation n'a guère évolué.
L'Association médicale indienne (IMA) réclame quant à elle une meilleure protection des personnels soignants et une enquête rapide sur le crime "barbare" de Kolkata. Les investigations ont été confiées cette semaine au CBI, la police fédérale.
"Les femmes forment la majorité de notre profession dans ce pays. A maintes reprises, nous avons demandé que leur sécurité soit assurée", a déploré le président de l'IMA, R. V. Asokan.
(Subrata Nag Choudhary et Jatindra Dash; Jean-Stéphane Brosse pour la version française)

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