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Incendie criminel près de Lyon: les trois victimes inconnues de la justice
information fournie par AFP 12/05/2026 à 13:06

Des pompiers interviennent près d'un immeuble où s'est déclenché un incendie criminel à Décines-Charpieu, près de Lyon, le 11 mai 2026 ( AFP / JEFF PACHOUD )

Des pompiers interviennent près d'un immeuble où s'est déclenché un incendie criminel à Décines-Charpieu, près de Lyon, le 11 mai 2026 ( AFP / JEFF PACHOUD )

Les trois victimes de l'incendie criminel survenu lundi dans un immeuble en banlieue de Lyon n'étaient pas connues de la justice, mais la piste du règlement de comptes sur fond de trafic de drogue reste une "piste sérieuse", a indiqué mardi le parquet de Lyon.

Un homme de 28 ans et sa tante âgée de 61 ans ont été découverts dans un appartement du dernier étage de cet immeuble de Décines-Charpieu, a déclaré le procureur de Lyon, Thierry Dran, lors d'une conférence de presse.

La troisième victime est un homme, également âgé de 28 ans, retrouvé mort au pied du bâtiment. Des sources proches du dossier avaient indiqué lundi à l'AFP qu'un homme s'était jeté par la fenêtre pour échapper aux flammes.

Ces personnes étaient "totalement inconnues des services de la justice", a souligné le magistrat, indiquant par ailleurs que l'entourage des victimes ne l'était "a priori" pas non plus.

Lundi vers 7H30, plusieurs départs de feu ont enflammé un immeuble d'habitations de sept étages du quartier populaire du Prainet, à Décines-Charpieu, dans la banlieue est lyonnaise. "L'incendie a été particulièrement violent au niveau du septième étage", a détaillé M. Dran.

Peu après les faits, les caméras de vidéo-protection ont enregistré deux individus en vêtements sombres quittant les lieux en trottinette, avait indiqué une source policière à l'AFP. Des bonbonnes de gaz avaient été retrouvées à deux étages, selon elle.

Thierry Dran n'a pas souhaité commenté le premier point mais a souligné que les bonbonnes de gaz avaient probablement "été laissées par des locataires" et n'avaient pas de lien avec l'incendie.

"Actuellement, il n'y a pas eu d'interpellation", a-t-il précisé.

A ce stade, "il est impossible d'affirmer si une ou plusieurs personnes étaient visées par cet incendie", même si la piste d'un "lien avec un trafic de stupéfiants reste bien évidemment une piste sérieuse", a-t-il ajouté.

"La thèse du règlement de comptes est privilégiée", a également dit Nelson Bouard, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN), présent à la conférence de presse.

Plusieurs départs de feu criminels avaient été signalés depuis fin avril dans la même rue de l'incendie, rue Sully, et des tirs d'armes à feu avaient aussi été recensés à proximité.

"Plusieurs dizaines d'enquêteurs" travaillent sur l'ensemble de ces faits, selon Nelson Bouard.

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