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"Hausses d'impôts" et "faillites massives" : le Medef s'alarme des propositions "dangereuses" du RN et du Nouveau Front populaire
information fournie par Boursorama avec Media Services 19/06/2024 à 18:31

"Aucun de nos partenaires européens ne suivrait la France dans cette démarche isolée et à contrecourant de toute rationalité économique", juge notamment l'organisation patronale à propos des mesures plaidées par les deux formations politiques.

Patrick Martin, président du Medef, le 8 mai 2024, à Marseille ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Patrick Martin, président du Medef, le 8 mai 2024, à Marseille ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Quel avenir pour l'économie française après le 7 juillet? Le Medef, première organisation patronale française, a jugé mercredi "inappropriées" et "dangereuses" pour l'économie française des mesures proposées par le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire en vue des élections législatives des 30 juin et 7 juillet.

"Plusieurs mesures proposées par le Nouveau Front Populaire et le Rassemblement national apparaissent inappropriées et même dangereuses pour l'économie française, la croissance et l'emploi", a prévenu le Medef à la veille de l'audition de responsables des principaux partis en lice.

Cette mise en garde de l'organisation patronale, qui compte 200.000 entreprises adhérentes employant 10 millions de personnes, est reprise dans un document détaillant ses "dix conditions pour la réussite économique de la France" , à moins de deux semaines du premier tour des législatives. "Si ces programmes se concrétisaient en 2024 ou après", ils provoqueraient "des hausses d'impôts, (...) le départ des investisseurs étrangers et des faillites massives d'entreprises, donc des destructions d'emplois", a-t-il estimé.

Depuis la dissolution de l'Assemblée nationale le 9 juin, les promesses électorales se sont multipliées, au sein de la coalition de gauche du Nouveau Front populaire, au RN et même au sein de l'exécutif après de récentes promesses du Premier ministre Gabriel Attal en faveur du pouvoir d'achat.

Les "dix conditions" du Medef

Souvent dispendieuses ou sans financement clair, elles interviennent dans un contexte caractérisé par la "fragilité" des finances publiques, une conjoncture "très incertaine" et une "violente concurrence internationale", a rappelé le Medef. Il a cité pêle-mêle la volonté d'abroger la réforme des retraites, l'indexation automatique des salaires sur l'inflation, le SMIC à 1.600 euros net mensuels, le blocage des prix ou encore la baisse de la TVA sur les produits énergétiques.

"Aucun de nos partenaires européens ne suivrait la France dans cette démarche isolée et à contrecourant de toute rationalité économique alors même que nous avons besoin de cohérence, de stabilité et de confiance", selon le Medef. La situation inquiète d'autant plus en France que la semaine dernière les taux d'emprunt de la deuxième économie européenne ont subitement augmenté et la place financière de Paris a chuté sous l'effet de l'instabilité causée par la dissolution, et le risque de blocages institutionnels après les élections. Afin de garantir "la réussite économique" de la France, le Medef a formulé "dix conditions", dont la nécessité de réformes économiques (poursuites des baisses d'impôts et des cotisations, choc de simplification industrielle, etc.) dans un climat de "dialogue social" et de plein engagement envers le projet européen .

30 commentaires

  • 20 juin 09:50

    on parle de 100 milliards , et en plus sur 3 ans .
    alors c'est rien à coté des 1000 milliards de dette de mr micron .
    mais il faut aboyer de concert avec toutes les langues de bois , qui craignent pour leur rente confortable sur le dos des citoyens.


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