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Glucksmann largement élu candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle
information fournie par AFP 11/10/2026 à 22:46

Raphaël Glucksmann s'exprime après les résultats de la primaire sociale-démocrate, Paris, le 11 octobre 2026 ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )

Raphaël Glucksmann s'exprime après les résultats de la primaire sociale-démocrate, Paris, le 11 octobre 2026 ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )

Raphaël Glucksmann s'est imposé dimanche dès le premier tour à la primaire de la gauche sociale-démocrate et a promis de "rassembler la gauche démocratique" pour "battre l'extrême droite" à la présidentielle.

Avec plus de 66% des voix (79.613 voix), le leader de Place Publique a réussi son pari de l'emporter dès le premier tour, loin devant Olivier Faure, le patron du Parti socialiste.

C'est la première fois de son histoire que le PS n'aura pas un candidat issu de ses rangs pour le représenter dans une élection présidentielle.

Mais l'eurodéputé de 46 ans va devoir désormais rassembler une famille politique divisée sur la question des alliances avec LFI, qu'il refuse.

"La démocratie a parlé et le résultat est sans appel (...) je suis le candidat de la gauche démocratique" qui "pourra battre l'extrême droite", a-t-il affirmé lors d'une allocution devant la presse.

Il s'est désigné également comme le candidat "de la rupture avec le macronisme" et "de la rupture avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche".

Invité du journal de 20H00 de France 2, le candidat a savouré sa large victoire, alors que beaucoup lui promettaient qu'il allait "(se) noyer dans cette bataille".

"La gauche démocratique est de retour et elle va gagner l'élection présidentielle", a-t-il promis, lançant un appel en direction de "tous les citoyens écologistes, humanistes qui regardent la catastrophe arriver et qui sont saisis d'effroi".

Appel lancé également en direction de François Hollande, qui a félicité le candidat selon son entourage: "il est le bienvenu dans cette dynamique", a-t-il souligné.

Le patron du PS Olivier Faure encaisse lui une sévère défaite, avec 14 % des voix (17.398 voix), mais a semblé écarter toute démission en affirmant qu'il continuerait de prôner l'union de la gauche à sa place de premier secrétaire.

Celui qui faisait figure de challenger dans cette élection, comptait sur le patriotisme de parti pour l'emporter, malgré des sondages qui ne lui donnaient que de 3 à 5 % des voix, loin des intentions de vote de M. Glucksmann, qui navigue entre 10 et 12 %.

M. Faure, qui avait considéré qu'une victoire de M. Glucksmann signifierait l'effacement du PS à la présidentielle, va désormais devoir le soutenir, comme s'y sont engagés tous les candidats.

"Choix du repli"

L'ex-candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, qui n'avait pas caché son rejet de Raphaël Glucksmann pendant la campagne, n'a obtenu que 7,62% des voix. Elle s'est dite "déçue" du résultat, sans rien regretter.

Les députés Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste) ont recueilli chacun un peu moins de 6 % des voix.

Les candidats à la primaire sociale-démocrate, photographiés le 1er octobre 2026, avant un débat télévisé, à Paris : (à partir de la gauche) Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Les candidats à la primaire sociale-démocrate, photographiés le 1er octobre 2026, avant un débat télévisé, à Paris : (à partir de la gauche) Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Au total quelque 120.787 votants se sont exprimés sur les 134.456 inscrits en capacité de voter.

Le scrutin, uniquement électronique, a été perturbé par une cyberattaque, lancée vendredi matin à l'ouverture du scrutin, qui a ralenti les connexions sur la plateforme dédiée et obligé les organisateurs à prolonger le vote jusqu'à dimanche soir.

Très identifié sur l'international et l'Europe, M. Glucksmann voit dans cette primaire le début d'une "refondation de la gauche", avec une rupture claire avec La France insoumise (LFI) et son leader Jean-Luc Mélenchon.

Ce fut d'ailleurs son principal sujet de discorde avec M. Faure et Mme Royal, lors des débats télévisés.

M. Glucksmann, qui considère que M. Mélenchon joue avec les codes de l'antisémitisme, avait accusé le patron du PS de vouloir se rapprocher du patriarche insoumis, comme il l'a déjà fait à deux reprises au moment de la Nupes (2022) et du Nouveau Front populaire (2024).

M. Faure, partisan d'un rassemblement de la gauche à l'Assemblée, l'avait en retour soupçonné de vouloir se rapprocher du centre, ravivant le procès en "macronisme" qui colle à la peau de l'eurodéputé.

Alors que certains imaginent une alliance de la droite et du centre allant jusqu'aux sociaux-démocrates, M. Glucksmann a promis sur France 2 qu'il y aurait "un bulletin de vote à (son) nom" au premier tour de la présidentielle.

La patronne des Écologistes Marine Tondelier, proche de M. Faure, a dit dimanche soir regretter que le vainqueur soit "celui qui fait le choix du repli".

Jean-Luc Mélenchon, qui a fait une démonstration de force dimanche à Clermont-Ferrand en rassemblant plus de 10.000 partisans, n'avait lui pas réagi dans la soirée.

Pour le député insoumis Paul Vannier, "le PS sort ce soir de la scène politique nationale en ne présentant pas de candidature issue de ses rangs à la présidentielle" et son candidat "est prétendant au leadership au sein du bloc macroniste".

29 commentaires

  • 23:19

    xenfab la Corse ? t’es un malade toi, je ne suis pas Corse !!!! va prendre tes comprimés ou ton ballon de rouge ou ton joint, que sais je !!!! Et du fric c’est plutôt moi qui en file et qui doit revenir à un kassos de ton genre !!!!


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