Aller au contenu principal
Fermer

France-Non-lieu définitif dans l'enquête sur l'attentat de 1994 au Rwanda selon l'AFP
information fournie par Reuters 15/02/2022 à 15:39

MOSCOU DIT FRANCE-NON-LIEU DÉFINITIF DANS L'ENQUÊTE SUR L'ATTENTAT DE 1994 AU RWANDA SELON L'AFP

MOSCOU DIT FRANCE-NON-LIEU DÉFINITIF DANS L'ENQUÊTE SUR L'ATTENTAT DE 1994 AU RWANDA SELON L'AFP

PARIS (Reuters) - La Cour de cassation française a confirmé mardi le non-lieu ordonné en 2018, et confirmé en 2020 en appel, dans l'enquête sur l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana en 1994 à Kigali, qui avait déclenché le génocide des Tutsis au Rwanda, rapporte mardi l'Agence France Presse.

Ce dossier judiciaire, qui visait neuf proches de l'actuel président rwandais, Paul Kagame, à l'époque chef de la rébellion tutsie, et qui a longtemps empoisonné les relations entre Paris et Kigali, est donc définitivement clos.

Les familles des victimes de l'attentat, qui avait aussi coûté la vie au président burundais Cyprien Ntaryamira et à l'équipage français de l'avion, avaient déposé un pourvoi en cassation après la décision de la Cour d'appel de Paris d'abandonner les poursuites dans cette affaire, faute "d'éléments matériels indiscutables".

La Cour de cassation, qui ne se prononce pas sur le fond, n'a pas relevé de faute de procédure justifiant de remettre en cause les décisions de justice précédentes.

Aucune des deux hypothèses avancées pour expliquer cet attentat - celle mettant en cause les rebelles tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) qui tentait à l'époque de chasser du pouvoir le président hutu Juvénal Habyarimana ; et celle d'extrémistes hutus partisans du génocide de 800.000 Tutsis et du massacre de Hutus modérés qu'ils ont mis en oeuvre dans les jours qui ont suivi l'attentat - n'a pu être démontrée avec certitude jusqu'à présent.

Le 21 décembre 2018, les juges d'instruction avaient estimé que les poursuites visant les neuf membres de l'entourage de Paul Kagame reposaient essentiellement sur des témoignages "largement contradictoires ou non vérifiables" et devaient donc être abandonnées.

Ce non-lieu s'est accompagné d'un réchauffement diplomatique entre Paris et Kigali, qui a culminé avec la reconnaissance des "responsabilités" de la France dans ce drame et l'espoir d'un "pardon" formulé par le président Emmanuel Macron lors de son voyage au Rwanda en mai dernier.

(Tangi Salaün)

2 commentaires

  • 15 février 16:31

    Ça permettra peut-être aux juges de s'occuper enfin d'affaires se passant en France...:-)


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Mondial-2026: entraînement en public pour les Bleus
    information fournie par AFP Video 13.06.2026 16:45 

    Les joueurs de l'équipe de France se sont entraînés devant environ 400 personnes, vendredi, sur les terrains du campus de Bentley à Waltham (Massachusetts) à quatre jours de leur entrée en lice au Mondial-2026 face au Sénégal.

  • Adieu à Bernadette Chirac à Paris
    information fournie par AFP Video 13.06.2026 16:44 

    Les obsèques de l'ancienne première dame Bernadette Chirac, décédée à 93 ans, ont eu lieu vendredi en présence de nombreuses personnalités du monde politique et du spectacle dans la basilique Sainte-Clotilde, à Paris.

  • Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
    information fournie par AFP Video 13.06.2026 16:43 

    Les obsèques de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, se sont déroulées vendredi dans le cimetière de Fleurance, la ville où elle était scolarisée, avec plusieurs centaines de personnes.

  • Le départ des 24 Heures du Mans, le 13 juin 2026 ( AFP / LOU BENOIST )
    information fournie par AFP 13.06.2026 16:39 

    La BMW N.20 aux mains de l'Allemand Rene Rast a pris la tête des 24 Heures du Mans peu après le départ, donné samedi à 16h00 par l'ancien coureur cycliste Mark Cavendish, pour une 94e édition qui s'annonce brûlante et particulièrement indécise. La BMW N.15, qui ... Lire la suite

Pages les plus populaires