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Fin de la réunion des partis à l'Elysée, la gauche "sidérée"
information fournie par Reuters 10/10/2025 à 17:54

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une réunion ministérielle

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une réunion ministérielle

PARIS (Reuters) -Emmanuel Macron s'est engagé vendredi à nommer un Premier ministre dans les prochaines heures tout en laissant entendre qu'il ne serait pas issu de la gauche, ont déploré socialistes et écologistes à l'issue d'une réunion de crise à l'Elysée.

Les dirigeants du "socle commun", de Renaissance aux Républicains (LR), ne se sont pas exprimés.

"Il n'y a aucune garantie de non-censure de notre part", a prévenu le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, dans l'attente du choix présidentiel. "Nous ne cherchons pas la dissolution mais nous n'en avons pas peur non plus."

Avant lui, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, s'est dite "sidérée", déplorant que l'hypothèse d'un Premier ministre de gauche ou écologiste ait selon elle été exclue par le président de la République.

"Nous ressortons avec aucune réponse sur rien, si ce n'est que le prochain Premier ministre qui devrait être nommé dans les heures qui viennent, nous dit Emmanuel Macron, ne sera pas dans notre camp politique pour le dire clairement", a-t-elle dit.

Sur la question des retraites, Marine Tondelier a également regretté qu'Emmanuel Macron ait refusé toute abrogation ou suspension de la réforme de 2023, se bornant d'après elle à proposer uniquement de décaler l'âge de départ à la retraite, "ce qui ne peut convaincre personne à gauche".

"Je regrette que dans les réponses du président de la République, nous n'ayons pas vu d'éclaircie, pour être diplomate", a déclaré pour sa part Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste.

COMPTE À REBOURS POUR LE BUDGET

Les chefs des différentes formations politiques représentées à l'Assemblée, à l'exception du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI) avaient été conviés, par mail envoyé la nuit dernière, à ces échanges avant la nomination d'un nouveau Premier ministre pour succéder à Sébastien Lecornu, qui a présenté sa démission lundi matin.

L'ex-ministre des Armées a mené par la suite deux jours d'"ultimes" négociations pour tenter de forger une "plateforme de stabilité" selon les termes de l'Elysée.

Sébastien Lecornu "ayant indiqué qu’il existait une majorité de formations politiques opposées à la dissolution [de l'Assemblée nationale], (...) le chef de l’Etat a souhaité les recevoir", a-t-on expliqué dans l'entourage d'Emmanuel Macron. "Cela excluait de facto le RN et LFI", qui réclament un retour aux urnes, a-t-on ajouté.

En amont de la réunion, qui a débuté peu après 14h30 au palais présidentiel et s'est achevée vers 17h00, l'Elysée en avait appelé à la "responsabilité collective" des dirigeants conviés.

Du Mans, où elle effectuait un déplacement, la dirigeante du RN Marine Le Pen a dénoncé devant la presse "une réunion de marchands de tapis" dont "l'unique objectif est d'essayer d'éviter des élections".

La démission soudaine de Sébastien Lecornu lundi matin, à peine après avoir nommé un gouvernement rejeté d'emblée par les LR, alliés du camp présidentiel, a ouvert une nouvelle crise politique en France à quelques jours d'une date-butoir, le 13 octobre, pour la présentation d'un budget pour 2026.

Au-delà de lundi, la loi de finances court le risque d'être adoptée hors délai pour entrer en vigueur le 1er janvier.

"Le 13 octobre, c'est la fin de ce sablier", a déclaré vendredi le premier président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici, préconisant de s'appuyer sur le projet de budget présenté par Sébastien Lecornu "si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes".

(Rédigé par Blandine Hénault et Jean-Stéphane Brosse, avec la contribution de Claude Chendjou et Elizabeth Pineau, édité par Benjamin Mallet et Kate Entringer)

27 commentaires

  • 10 octobre 19:52

    Elodie a disparu


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