La plage vide de Palm Jumeirah à Dubaï ce lundi 2 mars 2026. ( AFP / FADEL SENNA )
"Plusieurs dizaines" de salariés de compagnies internationales ont déjà quitté les Emirats arabes unis vers Oman et l'Arabie saoudite pour échapper aux bombardements iraniens, a déclaré jeudi à l'AFP un dirigeant d'International SOS, un des leaders mondiaux de la gestion de risques internationaux pour entreprises.
"Nous sommes très sollicités depuis samedi", que ce soit pour du conseil, de l'assistance ou de l'évacuation, affirme Christophe Suptil, directeur général stratégie d'International SOS, qui compte environ 10.000 clients dans le monde, en soulignant la "fébrilité" des sociétés installées aux Emirats, moins habitués aux crises que celles qui ont des implantations dans d'autres pays de la région.
"Nous avons déjà évacué plusieurs dizaines de personnes, essentiellement vers Oman par voie routière sécurisée, avec des escortes de partenaires locaux, et vers l'Arabie saoudite, mais c'est beaucoup plus long", explique-t-il.
"Le passage de la frontière avec Oman est extrêmement congestionné. C'est donc faisable, mais cela prend du temps", prévient-il.
Compte tenu de la situation actuelle, "notre recommandation est plutôt de rester sur place et de se confiner, de ne bouger que si c'est vraiment pour rejoindre un abri beaucoup plus sûr, mais cela peut changer d'une minute à l'autre", explique-t-il.
D'autant que "les Etats-Unis ont recommandé ce mardi matin l'évacuation de son personnel diplomatique non essentiel, et c'est toujours un déclencheur, qui peut avoir un effet d'entraînement" sur la position des autres pays et de certaines entreprises, anticipe-t-il.
"Nous percevons un certaine fébrilité des entreprises présentes aux Emirats. Dubaï n'a pas d'historique récent de cet ordre là. C'est même l'image inverse dans l'inconscient collectif donc c'est très inhabituel pour eux, contrairement au Liban ou Israël", d'où International SOS a aussi organisé des évacuations depuis le début des frappes.
Les Emirats arabes unis figurent parmi les pays du Golfe visés par les frappes lancées par l'Iran en représailles à la mort de l'ayatollah Khamenei tué dans une attaque israélo-américaines samedi matin.
Mardi, le bilan de ces frappes s'élevait à trois morts, des ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 58 blessés aux Emirats.
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