Les données recueillies serviraient à établir des "cartes sous-marines" permettant d'"identifier les points faibles des défenses côtières chinoises".
Une tortue. (illustration) ( AFP / RAUL ARBOLEDA )
Des tortues et d'autres animaux marins équipés de capteurs et de transmetteurs satellites. La Chine a avancé vendredi 12 juin que des services de renseignement étrangers espionnaient ses eaux territoriales afin de créer des cartes sous-marines.
Dans une publication intitulée "Sous le bleu profond de la mer, les courants sous-marins s'agitent", le ministère de la Sécurité de l'État a rapporté sur ses réseaux sociaux que des agences étrangères utilisaient "de nouveaux type d'équipement d'espionnage" afin de voler des données marines sensibles. "Des animaux marins de taille relativement importante équipés de capteurs ont été découverts dans certaines eaux chinoises", a déclaré le ministère, dans une rubrique nommée "tortues espionnes, poissons espions".
Les créatures ont été repérées "en train de nager dans une zone précise, recueillant des données sensibles sur l'environnement marin comme la température de l'eau, la salinité et les courants océaniques , puis en train de les transmettre à l'étranger par satellite", a-t-il indiqué.
Selon le ministère, les groupes étrangers ont également utilisé des bouées équipées de capteurs de haute précision et des dispositifs embarqués sur des cargos capables d'enregistrer "la dynamique portuaire" en temps réel, a-t-il ajouté, sans citer d'agence en particulier.
"Grave menace pour la sécurité nationale"
Les données recueillies serviraient à établir des "cartes sous-marines" permettant d'"identifier les points faibles des défenses côtières chinoises, ce qui constitue une grave menace pour la sécurité nationale de la Chine", prévient encore le ministère.
Celui-ci a insisté pour que des contrôles de sécurité rigoureux soient effectués sur les équipements provenant de l'étranger et a invité les pêcheurs à signaler toute bouée ou tout dispositif suspect repéré en mer.
Pékin et les gouvernements occidentaux s'accusent mutuellement depuis longtemps d'espionnage, un crime passible de la peine de mort en Chine.
L'an dernier, Pékin a mis en garde les fonctionnaires travaillant pour son gouvernement contre les "pièges à miel", pratique consistant à utiliser des relations amoureuses ou sexuelles à des fins, par exemple, d'espionnage, après un cas ayant concerné un responsable public.
En juin 2026, l'alliance des agences de sécurité "Five Eyes", qui comporte les services de renseignement de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis, a déclaré que des espions chinois se faisaient passer pour des recruteurs en ligne afin d'obtenir des informations sensibles.
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