Le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, à Bruxelles, le 6 mars 2026. ( AFP / NICOLAS TUCAT )
La guerre au Moyen-Orient soulève des inquiétudes quant à la situation énergétique dans le monde, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) assure qu'il n'y a "pas de pénurie" de pétrole.
De quoi rassurer les inquiétudes. L'Agence internationale de l'énergie a assuré ce vendredi 6 mars que, en pleine guerre au Moyen-Orient et craintes quant à la situation énergétique en Europe et dans le monde, "il y a beaucoup de pétrole sur le marché". Le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, a reconnu un "problème sérieux de logistique" pour acheminer le pétrole en raison de la guerre, mais il n'y a "pas de pénurie", a-t-il insisté devant la presse à Bruxelles. A ce stade, "aucune action collective" n'est donc prévue au sujet du pétrole, a-t-il indiqué, même si "toutes les options" sont envisagées.
Fatih Birol est venu échanger avec la Commission européenne à propos de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'approvisionnement et les prix de l'énergie. Devant la presse, ce responsable a évacué l'hypothèse de se tourner de nouveau vers la Russie pour le gaz, alors que l'Union européenne prévoit d'interdire totalement les importations de gaz russe à l'automne 2027. "L'une des erreurs historiques" de l'Europe était de trop dépendre de la Russie, a-t-il relevé. "Considérer la Russie comme une option alternative pour obtenir du gaz" du fait de la guerre au Moyen-Orient serait "économiquement et à mon avis, politiquement erronée", a-t-il estimé.
Enfin, Fatih Birol a appelé les pays européens à tirer davantage parti des énergies renouvelables et pousser les feux en matière d'énergie nucléaire. L'AIE a été fondée en 1974 pour coordonner les réponses aux problèmes d'approvisionnement en or noir après le choc pétrolier de 1973.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer