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EN DIRECT-France-Macron veut "un peu de temps" pour trouver une majorité
information fournie par Reuters 10/07/2024 à 21:07

Muet depuis le résultat du second tour des élections législatives, Emmanuel Macron a réagi mercredi dans une lettre adressée aux Français dans laquelle il demande aux "forces républicaines" de composer une majorité "solide" à l'Assemblée nationale.

Le chef de l'Etat réclame de laisser "un peu de temps" pour bâtir un compromis "avec sérénité", alors que le camp présidentiel comme le Nouveau Front populaire sont embourbés dans des tractations complexes pour parvenir à une alliance susceptible de former un gouvernement.

Dans le camp présidentiel, les tensions sont

de plus en plus vives

sur les moyens de trouver une coalition, certains évoquant une alliance uniquement avec la droite. Une hypothèse rejetée par Laurent Wauquiez, élu président du groupe LR - rebaptisé "Droite républicaine" - à l'Assemblée nationale et qui a exclu des "coalitions gouvernementales".

A gauche, le NFP, arrivé en tête aux élections législatives, réclame toujours de gouverner mais peine à trouver un candidat commun au poste de Premier ministre.

De leur côté, les députés du Rassemblement national ont fait leur entrée mercredi à l'Assemblée nationale, l'occasion pour Marine Le Pen de dénoncer à nouveau les manoeuvres contre son camp.

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS :

20h43 - Interrogée sur France 2, la présidente sortante de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a déclaré mercredi soir être candidate à sa succession:

"J'en parle actuellement avec mon groupe, mais, oui, si je peux aider à faire en sorte que cette assemblée que les Français ont voulue marche, je suis là", a-t-elle dit.

17h42 - Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a qualifié d'"irresponsable" la lettre adressée par Emmanuel Macron aux Français.

"Emmanuel Macron organise la paralysie du pays en positionnant l'extrême gauche aux portes du pouvoir, après d'indignes arrangements. Et son message est désormais : débrouillez-vous. Irresponsable !", a écrit sur le réseau social X celui qui faisait figure de favori pour le poste de Premier ministre à l'issue du premier tour de scrutin.

17h00 - "De nouveau Monsieur Macron essaie de développer une fiction qui serait l'idée qu'il y a eu une élection mais que finalement, rien ne s'est passé (...) Tout ça me semble aller dans l'impasse", réagit le député NFP-LFI Eric Coquerel au micro de LCI depuis l'Assemblée nationale après la lettre du chef de l'Etat aux Français.

16h54 - Emmanuel Macron demande aux "forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines" de composer un rassemblement majoritaire "solide" à l'Assemblée nationale avant de pouvoir désigner un nouveau Premier ministre, écrit le président de la République dans une lettre publiée mercredi dans la presse régionale.

"C'est à la lumière de ces principes que je déciderai de la nomination du Premier ministre. Cela suppose de laisser un peu de temps aux forces politiques pour bâtir ces compromis avec sérénité et respect de chacun. D'ici là, le gouvernement actuel continuera d'exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes comme le veut la tradition républicaine", ajoute-t-il.

16h44 - Le député de Haute-Loire Laurent Wauquiez a été élu président du groupe LR à l'Assemblée nationale, rebaptisé "Droite républicaine". Le président de la région Auvergne-Rhône Alpes précise dans la foulée, lors d'un discours devant le Palais-Bourbon, que les élus de la Droite républicaine ne participeront pas à "des coalitions gouvernementales".

"Nous ne croyons pas qu'on peut résoudre la crise d'un pays par une combinaison d'appareils", dit-il. "La seule bonne façon d'y répondre est par un travail sur le fond, permettant de rassembler le maximum de Français en apportant des réponses positives (...) sur la base de propositions de fond sur lesquelles nous allons oeuvrer."

"Nous devons tout rebâtir et tout reconstruire. Et c'est ce à quoi nous allons nous employer pour mettre en oeuvre une nouvelle offre politique d'une droite indépendante", ajoute Laurent Wauquiez.

"Tout gouvernement qui comporterait des ministres de la France Insoumise fera l'objet immédiatement de notre part du vote d'une motion de censure", poursuit-il.

16h00 - Selon BFMTV, Emmanuel Macron va s'adresser aux Français dans une lettre publiée dans l'après-midi dans la presse régionale.

15h40 - Dans un communiqué, les députés Renaissance appellent à une "coalition de projet allant des sociaux-démocrates à la droite de gouvernement".

"Les députés du groupe Renaissance / Ensemble pour la République s'engagent pour que cette alliance existe tant qu'elle n'inclut pas La France insoumise", ajoutent-ils.

15h38 - Boris Vallaud, député socialiste des Landes, a été réélu à l'unanimité président du groupe PS à l'Assemblée nationale.

12h09 - Marine Le Pen a été réélue présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée, a-t-on appris du député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy, qui briguera quant à lui la présidence de la commission des Finances.

10h40 - "La politique, ça réjouit dans les victoires mais ça laisse parfois une forme d'amertume. Ça ne veut pas dire que le combat s'arrête", déclare le président du Rassemblement national Jordan Bardella devant les élus du parti d'extrême droite réunis au Palais Bourbon.

"Je pense que tout cela ne va pas tenir, que c'est un attelage extrêmement baroque et que le vent qui nous porte va continuer de prospérer dans le pays", ajoute-t-il.

09h30 - "Nous allons jouer le rôle que les électeurs nous ont confié, même si un certain nombre de manoeuvres, et notamment des manoeuvres de désistements massifs, nous ont privés de la majorité absolue. Ce n'est que partie remise parce qu'on ne peut pas indéfiniment tordre la représentation nationale", a déclaré devant la presse Marine Le Pen à son arrivée à l'Assemblée nationale, accompagnée des autres élus du RN.

"L'Assemblée nationale doit être le reflet de la représentation de l'ensemble des Français en terme de poids politique. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, ce sera le cas demain", a-t-elle dit. "Ils ne peuvent pas écarter 10 millions de Français."

"Aujourd'hui, on se retrouve avec un bourbier puisque personne n'est capable de savoir de quel rang sera issu le Premier ministre, quelle politique sera menée pour le pays. Le moins que l'on puisse dire, ce que ce n'est pas une grande réussite pour Emmanuel Macron et son mouvement", poursuit-elle.

Le NFP a aujourd'hui quasiment "des attitudes factieuses puisqu'ils appellent à prendre de force, c'est ce que nous avons cru comprendre, Matignon. Hier c'était l'Assemblée nationale. C'est leur assaut du Capitole à eux", ajoute encore Marine Le Pen. "C'est Emmanuel Macron qui doit politiquement assumer cela car c'est lui qui les a fait élire".

09h06 - Sur LCI, le coordinateur de LFI Manuel Bompard affirme que "la France Insoumise n'appelle pas à une marche sur Matignon", en référence à l'appel d'Adrien Quatennens.

"Ce que dit Adrien Quatennens, et que je partage, c'est que le président de la République donne l'impression de chercher tous les moyens de ne pas tenir compte du résultat des élections, que le Nouveau Front populaire constitue la première coalition politique à l'Assemblée nationale".

"Il maintient Gabriel Attal à Matignon. Oui, il doit y avoir les conditions d'une mobilisation populaire pour dire 'non monsieur le président de la République vous devez respecter le résultat des élections législatives'", ajoute-t-il.

08h48 - Le président du MoDem, François Bayrou, affirme sur BFMTV/RMC que "ce ne sont pas les partis qui feront la majorité. C’est le président de la République, dans ses fonctions, qui décide quelle est la personnalité qui peut rassembler (…) en tenant compte des nuances de l’Assemblée nationale".

Interrogé sur une candidature au poste de Premier ministre, il se dit prêt à aider si besoin.

"Tout ce que je pourrais faire pour aider, je le ferai", précisant qu'il ne présentait pas de candidature.

08h14 - La ministre déléguée à l'Agriculture Agnès Pannier-Runacher (Renaissance) répète sur franceinfo vouloir une "coalition de la droite républicaine à la gauche responsable". Elle ne voit pas "comment cette alliance des macronistes et de la droite pourrait surmonter la majorité de blocage que possèdent aujourd'hui le RN et le NFP".

A propos de l'appel d'Adrien Quatennens, elle le juge "totalement irresponsable parce que ça fait 72 heures que les élections sont terminées, que nous n'avons pas le quart du début du commencement d'une proposition du NFP pour dire comment ils font une coalition et qu'il faut bien travailler et expédier les affaires courantes en France".

08h10 - Sur CNews, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin dit vouloir tout faire "pour éviter le drame du Nouveau Front populaire" et réaffirme qu'il serait le premier signataire d'une motion de censure contre le NFP, écologistes compris.

"Je n'aurais pas dîné avec Madame Le Pen", ajoute-t-il à propos d'un dîner en décembre dernier entre Edouard Philippe et la cheffe de file du Rassemblement national, révélé mardi par Libération.

08h09 - L'eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique), engagé dans le NFP, affirme dans un entretien accordé au Nouvel Obs que la gauche ne peut pas gouverner par des décrets et des 49.3 et "doit discuter avec des gens qu’on a combattus, sans se renier".

08h04 - Dans un entretien accordé au Monde, le député de la Somme François Ruffin qui a quitté LFI, dit souhaiter "un groupe trait d’union ; un groupe qui rassemble les communistes, les écologistes, les élus du parti Génération. s et nous".

Il estime qu'Emmanuel Macron doit demander "à ses députés macronistes de ne pas pratiquer, à l’Assemblée nationale, une opposition de principe".

07h50 - Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, estime sur TF1 que "la gauche seule n'est pas en capacité d'obtenir aujourd'hui" et appelle à "élargir leur socle".

"Les propositions d'Edouard Philippe sont irréalistes, comme celles de certains insoumis qui disent : 'on va appliquer strictement le programme du NFP'. Nous avons besoin, la gauche, d'élargir notre socle pour avoir une majorité."

"La nécessite c’est d’avoir un Premier ministre issu du PS", affirme t-elle.

07h49 - Aurore Bergé, députée Renaissance des Yvelines, estime sur France 2 qu'il existe "une alternative au NFP".

"Oui, je crois qu’il y a une alternative au NFP, je crois que les Français ne veulent pas voir le programme du NFP d’être appliqué, je ne crois pas qu’ils veulent une hausse d’impôt", affirme-t-elle, ajoutant que son camp est le seul "à pouvoir s’élargir et je pense que c’est bon pour le pays".

Si un ministre LFI était désigné, "on déposera une motion de censure".

(Rédigé par Kate Entringer, avec Zhifan Liu, Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse)

8 commentaires

  • 11 juillet 07:01

    Comme tout le temps, Brigitte va lui dire ce qu'il faut faire, comme pour la dissolution


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