Une tueuse à gages présumée est présentée vendredi à un juge d'instruction à Paris, soupçonnée d'avoir tiré lors d'une fusillade qui a fait deux morts dans un bar à chicha à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne ( AFP / LOIC VENANCE )
Une tueuse à gages présumée est présentée vendredi à un juge d'instruction à Paris, soupçonnée d'avoir tiré lors d'une fusillade qui a fait deux morts dans un bar à chicha à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) en début de semaine, a appris l'AFP de source proche du dossier.
Cette femme a affirmé en garde à vue avoir agi sous la contrainte, selon cette source.
D'après le journal Le Monde qui avait révélé son arrestation, il s'agit d'une Marseillaise de 32 ans jusqu'ici connue de la justice pour trafic de cigarettes.
Des tirs ont été entendus dans la nuit de dimanche à lundi, vers 03H00 du matin, au bar à chicha "L'Atelier" à Ivry-sur-Seine.
"Le gérant du bar est décédé sur place et une seconde personne, présente sur les lieux, est décédée le 13 octobre à l'hôpital des suites de ses blessures", selon le ministère public.
Une troisième personne, le vigile, a été légèrement blessé à une main, selon une source policière.
Non loin du bar à chicha, un véhicule volé a été retrouvé en feu par les enquêteurs, avec, côté passager, une arme de type kalachnikov, selon la même source.
Après les faits, le parquet de la Jirs (Juridiction interrégionale spécialisée) de Paris a ouvert une enquête en flagrance, notamment pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, ainsi que pour destruction en bande organisée d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes.
Il a fait état mercredi de plusieurs "gardes à vue en cours".
Les suites judiciaires données à ces gardes à vue ne sont pas encore connues, hormis celle de la tueuse à gage présumée, qui doit désormais être interrogée par un juge d'instruction. Il revient à ce magistrat de décider de la mettre en examen ou non.
Les organisations criminelles diversifient et étendent leurs stratégies de recrutement, en ciblant de plus en plus les femmes et les mineurs, avait constaté en avril le service de renseignement Sirasco.
Selon ce service, certaines femmes sont "désormais plus fréquemment mises en cause pour leur participation aux assassinats" : réalisation des repérages préalables, transport des équipes, personne en charge de désigner la victime au tueur...
Car elles ne sont pas cantonnées à des rôles subalternes, de l’organisation de convois de stupéfiants à la poursuite des activités d’un conjoint incarcéré, estime le service.

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