Aller au contenu principal
Fermer

Donald Trump menace les pays vendant du pétrole à Cuba de nouveaux droits de douane, La Havane dénonce une "agression brutale"
information fournie par Boursorama avec Media Services 30/01/2026 à 12:08

Le régime cubain peine déjà à couvrir la moitié de ses besoins en électricité. L'intervention américaine au Venezuela -premier fournisseur de pétrole de l'île, a porté un nouveau coup au secteur énergétique cubain.

Donald Trump à Washington, aux États-Unis, le 29 janvier 2026. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SAMUEL CORUM )

Donald Trump à Washington, aux États-Unis, le 29 janvier 2026. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SAMUEL CORUM )

"Une nouvelle escalade des États-Unis contre Cuba". La Havane a dénoncé jeudi 29 janvier la signature par Donald Trump d'un décret indiquant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à l'île communiste.

"Nous dénonçons devant le monde cet acte brutal d'agression contre Cuba et son peuple, soumis depuis plus de 65 ans au blocus économique le plus long et le plus cruel jamais appliqué à une nation entière , et que l'on promet désormais de soumettre à des conditions de vie extrêmes", a dénoncé sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Il a dénoncé "une nouvelle escalade des États-Unis contre Cuba" et "une longue liste de mensonges visant à présenter Cuba comme une menace qu'elle n'est pas".

Le président américain, décidé à exercer une pression maximale sur Cuba, a signé un décret indiquant que les États-Unis "pourraient" frapper de droits de douane d'un montant non précisé les pays vendant du pétrole à La Havane.

"Menace exceptionnelle" de Cuba

Le décret ne précise pas non plus les pays visés, laissant ces décisions à la discrétion du secrétaire au Commerce.

Selon le texte du décret, cette décision s'appuie sur la déclaration d'un "état d'urgence" en lien avec la "menace exceptionnelle" que fait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine. Washington reproche notamment aux autorités cubaines de "s'aligner et de soutenir nombre de pays, organisations terroristes internationales et acteurs hostiles aux États-Unis" dont la Russie, la Chine, l'Iran, le Hamas ou le Hezbollah. Cuba est aussi accusée de "déstabiliser la région via l'immigration et la violence", tout en "propageant ses idées, programmes et pratiques communistes".

"La seule menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région, et la seule influence maligne, est celle que le gouvernement des États-Unis exerce contre les nations et les peuples de Notre Amérique", a rétorqué Bruno Rodriguez dénonçant le "chantage" et "la coercition" exercés par Washington.

Ce décret accentue la pression sur le régime cubain, qui peine à couvrir la moitié de ses besoins en électricité.

Un peu plus tôt en janvier, le président américain avait déjà menacé le gouvernement cubain. "IL N'Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D'ARGENT A DESTINATION DE CUBA - ZÉRO !", avait-il clamé sur son réseau social Truth Social.

Donald Trump avait tenu ces propos une semaine après la capture par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro. "Je suggère fortement qu'ils acceptent un accord, AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD", avait-il ajouté. Mais les États-Unis n'ont pas dévoilé la nature de l'accord en question.

Le Mexique dans le viseur ?

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait alors affirmé qu'il n'existait "aucune discussion" en cours entre son pays et les États-Unis.

Après la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump a placé sous contrôle américain le secteur pétrolier du Venezuela, qui depuis les années 2000 a été le principal fournisseur de pétrole à Cuba, son allié. Cuba, soumise à un embargo des États-Unis depuis 1962, connaît depuis trois ans de fortes pénuries de carburant qui ont un impact direct sur sa production d'électricité. Le Mexique est un pays qui livre encore de l'or noir à Cuba.

Entre janvier et septembre 2025, la compagnie pétrolière mexicaine Pemex a exporté vers l'île 17.200 barils de pétrole brut par jour et 2.000 barils de dérivés, pour un total de 400 millions de dollars, selon les données officielles.

La présidente Claudia Sheinbaum a affirmé mardi que "le Mexique continuera(it) d'être solidaire" de Cuba, démentant ainsi des articles de presse assurant que son gouvernement avait décidé de suspendre les envois de pétrole vers l'île communiste. "La décision du Mexique de vendre ou de donner, pour des raisons humanitaires, du pétrole à Cuba relève également d'une décision souveraine qui remonte à de nombreuses années", a rappelé la présidente de gauche.

Le décret de Donald Trump invoque la loi d'urgence économique(IEEPA). D'autres droits de douane invoqués en vertu de l'IEEPA sont actuellement contestés devant la Cour suprême.

3 commentaires

  • 13:05

    Trumpette quel co.....d.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Kevin Warsh a été désigné vendredi par le président Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale américaine, photographié le 10 juillet 2024 à Sun Valley, aux Etats-Unis ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / KEVORK DJANSEZIAN )
    information fournie par AFP 30.01.2026 13:30 

    Kevin Warsh, désigné vendredi par Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), s'est érigé ces derniers mois en défenseur des politiques présidentielles et contempteur de la banque centrale am&éricaine, dont il a déjà été l'un des

  • Illustration du logo ExxonMobil
    information fournie par Reuters 30.01.2026 13:26 

    Exxon Mobil a fait état vendredi d'un bénéfice ajusté en baisse pour l'ensemble 2025 mais supérieur aux attentes de Wall Street pour le quatrième trimestre, une production pétrolière à ‍moindre coût dans le bassin permien et en Guyane ayant contribué à améliorer ... Lire la suite

  • Le logo de Chevron à Caracas, Venezuela
    information fournie par Reuters 30.01.2026 13:24 

    par Sheila Dang Chevron a fait état vendredi d'un bénéfice en baisse au quatrième trimestre, mais au-dessus des attentes, la major américaine s'étant concentrée sur la réduction des coûts et l'amélioration de ‍l'efficacité de ses opérations pour faire face à la ... Lire la suite

  • Emmanuel Macron et Idriss Déby à Paris, le 29 janvier 2026.  ( AFP / LUDOVIC MARIN )
    information fournie par Boursorama avec Media Services 30.01.2026 13:23 

    La présidence tchadienne cherche avec coopérer avec la France dans les domaines de l'énergie, du numérique, de l'agriculture, de l'élevage, de l'éducation et de la culture. Le président du Tchad Mahamat Idriss Déby Itno et son homologue français Emmanuel Macron ... Lire la suite

Pages les plus populaires