La France prévoit de consacrer 4 milliards d'euros à l'acquisition de munitions de tous types en 2027, contre 2,4 milliards en 2026.
Des missiles Exocet. (illustration) ( AFP / LUDOVIC MARIN )
La France poursuit ses efforts de réarmement face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le monde, avec une commande de nouveaux missiles antinavires Exocet et des missiles de croisière naval (MdCN) de frappe dans la profondeur.
Profitant du salon de défense Euronaval qui se tient cette semaine près de Paris, la Direction générale pour l'armement (DGA) a annoncé vendredi la "signature prochaine d'un contrat avec MBDA pour la commande de nouveaux missiles de croisière navals (MdCN), le MdCN Mk2", selon un communiqué.
Cette commande, dont le montant et le nombre de missiles concernés n'ont pas été précisés , est prévue dans le budget 2026 et s'inscrit dans l'augmentation de 85% du nombre de missiles prévus à l'horizon 2030 par rapport à la cible initialement prévue.
Entrée en service en 2017 et tiré à trois reprises lors de l'opération Hamilton en Syrie l'année suivante, le missile de croisière naval avait vu sa production arrêtée en 2021 faute de commandes. Tiré depuis une frégate ou un sous-marin, le missile a une portée supérieure à 1.000 kilomètres et est utilisé pour la "destruction d'infrastructures à haute valeur stratégique", selon le ministère.
4 milliards d'euros pour les munitions
Mercredi, la DGA avait déjà annoncé "la signature prochaine d'un accord-cadre avec MBDA portant sur la commande de missiles Exocet MM40 B3C". Cet accord-cadre pourra également inclure des pays européens qui achèteront ces missiles directement à la DGA et ainsi bénéficier de financements européens dans le cadre du programme Safe.
Ce missile antinavire a été produit à plus de 4.000 exemplaires depuis son entrée en service en 1975.
La dernière version dite "MM40 B3C" est livrée depuis fin 2023 et dispose d'une portée supérieure à 200 kilomètres et d'un nouvel autodirecteur lui permettant d'"améliorer les capacités de la munition face à l'enjeu majeur que constitue la généralisation des contre-mesures électroniques de nouvelle génération et des navires furtifs", selon le ministère.
La France prévoit de consacrer 4 milliards d'euros à l'acquisition de munitions de tous types en 2027, contre 2,4 milliards en 2026.
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