Les deux pays vont maintenant entamer des négociations sur un accord d'achat de blindés français.
Un blindé Griffon, du programme Scorpion. (illustration) ( AFP / MIGUEL MEDINA )
L'Irlande a décidé mardi 24 février de faire de la France son "partenaire privilégié" -une première étape avant un éventuel accord-cadre- pour s'équiper en véhicules blindés, alors que Dublin a engagé une hausse importante de ses défenses militaires.
"Travailler directement avec un partenaire de confiance comme la France nous permet de réduire les risques, de bénéficier d'une expertise éprouvée et de garantir que nos forces disposent d'équipements fiables et interopérables pour l'avenir", a indiqué la ministre irlandaise de la Défense Helen McEntee dans un communiqué.
Dublin et Paris vont désormais entamer des négociations sur un accord potentiel, centré sur le programme français de véhicules blindés Scorpion, le seul "capable de fournir l'ensemble des capacités requises" , selon le gouvernement irlandais.
Hausse de 55% des dépenses de défense
Ce programme, lancé en 2014, "combine des véhicules de différents types et les relie par un réseau de communications sécurisé, avec pour objectif de créer une force terrestre plus cohérente et plus réactive", explique l'exécutif.
À l'issue des négociations sur la taille de la flotte, mais aussi le calendrier et les coûts , un accord-cadre pourrait être finalisé, avant des acquisitions.
L'Irlande, pays membre de l'UE mais pas de l'Otan, a annoncé le 11 décembre une hausse de 55% de ses dépenses militaires, avec un plan de dépenses de 1,7 milliard d'euros, qui s'étalera jusqu'en 2030.
Le développement d'une flotte blindée moderne fait partie de ses priorités, tout comme les technologies anti-drones , de tels engins, non identifiés, ayant été détectés lors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Dublin en décembre.
Des négociations sont en cours avec la France afin d'acquérir un système radar militaire.
L'Irlande, qui dispose d'une armée de taille réduite et ne possède ni force aérienne de combat ni flotte navale importante, assurera, début juillet 2026, la présidence tournante de l'Union européenne.
1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer