Tour de France
Tim Merlier a signé samedi à Bergerac (Dordogne) une deuxième victoire consécutive sur le Tour de France en dominant de nouveau le sprint, sur la huitième étape.
Déjà vainqueur vendredi à Bordeaux (Gironde), le Belge a été surpuissant dans le final pour s'imposer devant l'Érythréen Biniam Girmay (NSN) et le Néerlandais Olav Kooij (Decathlon CMA CGM). C'est sa cinquième victoire sur le Tour de France.
Le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) conserve son maillot jaune de leader du classement général.
À chaque étape promise aux sprinteurs, le nombre de coureurs échappés augmente depuis le début du Tour. Après le seul Baptiste Veistroffer (Lotto-Intermarché) mercredi, accompagné vendredi du Tchèque Jakub Otruba (Caja Rural-Seguros RGA), ils étaient trois samedi.
Jakub Otruba était encore de la partie, avec le Belge Liam Slock (Lotto-Intermarché) et le Français Thibault Guernalec, permettant à son équipe TotalEnergies de sortir de l'anonymat dans lequel elle était plongée depuis le départ de la Grande boucle sept jours plus tôt.
Si l'aventure avait peu de chances d'aboutir tant les journées dédiées aux sprinteurs sont réduites, Liam Slock a bien cru à l'impossible malgré l'offensive étonnante de Jakub Otruba à 41,5 km de l'arrivée.
En partant dans la côte du Buisson-de-Cadouin (2,2 km à 5,6% de pente moyenne), le coureur de la formation Caja Rural-Seguros RGA a désorganisé l'échappée.
Thibault Guernalec n'a pas réussi à suivre mais Liam Slock l'a contre-attaqué pour se poser en dernier rescapé.
Pourtant seul face à une meute lancée à ses trousses, le coureur de 25 ans, pour son premier Tour de France, a longtemps tenu le peloton en respect, finalement repris juste avant la flamme rouge, à un peu plus d'un kilomètre de l'exploit.
"Je suis évidemment déçu. Quand vous êtes si proche, vous voulez forcément gagner", a réagi Liam Slock.
Parfaitement emmené par Mathieu van der Poel, son poisson-pilote de luxe, Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) semblait filer vers son premier succès sur cette édition. Mais il a été un peu bloqué tandis que son compatriote Tim Merlier, pourtant parti de très loin, l'a remonté avec une facilité déconcertante.
"Dans le dernier kilomètre, c'était presque perdu pour moi. Dans le dernier virage, j'ai presque chuté", a expliqué Tim Merlier. "J'étais trop loin, je pensais que c'était fini. Mais je viens avec tellement de vitesse que je me suis dit : 'On va essayer d'aller jusqu'à l'arrivée.' C'était juste, parce que je ne pouvais plus pousser dans les 50 derniers mètres."
(Reportage de Vincent Daheron à Bergerac)

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