Aller au contenu principal
Fermer

Budget : LR pourrait voter une motion de censure après un 49.3 menace Gérard Larcher
information fournie par Boursorama avec Media Services 15/06/2023 à 10:39

"Il peut y avoir une censure du gouvernement" si les députés LR estiment que le budget, comme celui de l'année dernière représente une "folie dépensière".

Gérard Larcher à Versailles, le 31 mars 2023. ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Gérard Larcher à Versailles, le 31 mars 2023. ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Faute de redressement des finances publiques, le budget pourrait être censuré à l'automne, a mis en garde mercredi 14 juin le président LR du Sénat Gérard Larcher dans un entretien accordé à l' AFP .

Avant les "états généraux" des Républicains samedi à Paris, le deuxième personnage de l'État, qui annonce être candidat à sa succession en septembre, préfère parler d'un "accord politique global" avec la majorité plutôt que des noms qui circulent pour Matignon en cas de remaniement, avec "un premier test" sur l'immigration.

"La période budgétaire va être très difficile" , prévient Gérard Larcher, parlant même d'une "période à risque d'accidentologie pour l'exécutif" qui ne dispose que d'une majorité relative pour adopter le projet de loi de finances. Comme l'an dernier, le gouvernement pourrait "aller de 49.3 en 49.3" pour passer en force, mais le recours à l'arme constitutionnelle ne serait pas forcément sans conséquence cette fois-ci : "Il peut y avoir une censure du gouvernement" , glisse-t-il.

L'année dernière, la majorité de droite du Sénat avait rejeté le budget qu'elle avait dénoncé comme "une folie dépensière", contraignant la Première ministre Élisabeth Borne à recourir au 49.3. À l'Assemblée nationale, les différentes motions de censure déposées par l'opposition n'avaient alors pas obtenu les voix suffisantes pour faire tomber le gouvernement, la soixantaine de députés LR n'ayant pas joint leurs voix à celles de l'opposition. Cette année, il pourrait donc en aller autrement si le gouvernement présente un projet de budget qui ne redresse pas suffisamment les finances de l'État aux yeux de LR.

"Crédibilité financière du pays"

"Si le budget n'est pas raisonné, il va y avoir un problème de crédibilité financière du pays" , prévient le président du Sénat où la majorité de droite a l'habitude chaque automne de retoquer le projet de budget gouvernemental pour réduire la dépense publique.

Et si un LR ou un ex-LR comme le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin remplaçait Élisabeth Borne à Matignon ? Gérard Larcher refuse d'entrer dans le débat sur l'éventuel successeur : "Je ne crois pas du tout à un accord autour d'un nom sans qu'il y ait un accord global".

Au passage, il salue le travail de la Première ministre qui, à ses yeux, "fait plutôt pas mal le job dans des circonstances qui restent très compliquées". Le président du Sénat se dit toutefois désabusé par la "méthode" du gouvernement, prenant comme exemple la récente annonce de la revalorisation de 1,5% au 1er juillet du point d'indice des fonctionnaires, sans avoir pris soin d'en informer préalablement les collectivités locales.

Mais le président du Sénat attend surtout qu'Emmanuel Macron adresse enfin "un signal" : "Le président de la République n'a pas bougé depuis un an. (Pour) un accord politique global, c’est vraiment à lui qu'en revient l'initiative et à nous de l'apprécier", souligne-t-il.

"On avance texte par texte"

"Un accord ne peut reposer que sur un projet, un contrat, une majorité", insiste Gérard Larcher. Pour le moment, Gérard Larcher est partisan d'une stratégie de "cabotage" avec la majorité présidentielle. "On avance texte par texte et on arrive à se mettre d'accord ou pas", explique-t-il.

Le président du Sénat plaide pour "une ligne autonome (de LR par rapport à la majorité, Ndlr) qui n'exclut pas du texte par texte". "Le premier test" pour les relations entre LR et la majorité sera la "question migratoire", assure Gérard Larcher, qui observe que l'attaque au couteau jeudi dernier à Annecy par un réfugié syrien "a touché les gens au cœur".

"Ils ont le sentiment d'un dysfonctionnement", observe-t-il, avant de lancer un avertissement au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qu'il a rencontré le 6 juin sur le projet de loi sur l'immigration.

"J'ai été clair : si on garde les propositions sur les métiers en tension, ce sera non. Il n'y aura pas d'accord", martèle-t-il, alors qu'Élisabeth Borne a tendu mercredi soir la main aux LR en se disant prête à discuter des "modalités" de cette création d'un titre de séjour spécifique pour les travailleurs sans papier dans ces secteurs.

Par ailleurs, Gérard Larcher dit ne pas attendre de "bouleversements" des sénatoriales de septembre. Une stabilité qu'il aimerait étendre au Plateau, où il siège depuis 2014 après un premier mandat entre 2008 et 2011. "Je suis candidat à la présidence", confirme-t-il à l'AFP.

7 commentaires

  • 15 juin 11:48

    Oui,oui,oui une motion de censure.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Un écran sur lequel apparaissent des détenus incarcérés dans différentes prisons, faisant l'objet d'un procès collectif en ligne enregistré au Centre judiciaire de lutte contre le crime organisé de Soyapango, au Salvador, le 23 mars 2026 ( El Salvador Attorney General's Office / Handout )
    information fournie par AFP 06.04.2026 05:41 

    Williams Diaz a été arrêté il y a plus de trois ans alors qu'il partait travailler. Aujourd'hui, dans une méga-prison pour membres de gangs au Salvador, il attend son procès collectif : "Il est innocent et il va être jugé avec des criminels", se lamente sa mère ... Lire la suite

  • Cette photo distribuée par le site officiel des Gardiens de la Révolution, Sepah News, le 5 avril 2026, montre ce qu'ils présentent comme des débris d'un appareil américain abattu dans le centre de l'Iran ( SEPAH NEWS / - )
    information fournie par AFP 06.04.2026 05:13 

    L'Iran lance lundi davantage d'attaques vers Israël et les pays du Golfe, avertissant de représailles "dévastatrices" si Donald Trump met à exécution ses menaces répétées. Aux premières heures du 38e jour de la guerre du Moyen-Orient, qui a fait des milliers de ... Lire la suite

  • Donald Trump s'adresse aux Américains, le 1er avril 2026 lors d'une allocution à la télévision, à la Maison Blanche à Washington ( POOL / Alex Brandon )
    information fournie par AFP 06.04.2026 03:07 

    Donald Trump a menacé dimanche, insultes à l'appui, de s'en prendre aux infrastructures vitales iraniennes faute de réouverture du détroit d'Ormuz, et il donnera une conférence de presse lundi dans laquelle il reviendra sur le sauvetage d'un aviateur américain ... Lire la suite

  • De la fumée s'élève de la banlieue sud de Beyrouth après une frappe israélienne, le 5 avril 2026 ( AFP / ibrahim AMRO )
    information fournie par AFP 06.04.2026 02:41 

    Voici les derniers événements en lien avec la guerre au Moyen-Orient lundi, au 38e jour du conflit: . Attaques de missiles et de drones sur les Emirats Les Emirats arabes unis ont été la cible d'attaques de missiles et de drones, a affirmé lundi matin avant l'aube ... Lire la suite

Pages les plus populaires