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Budget 2025 : un "effort historique" de "plus de 30 milliards" d'euros d'économies, promet la ministre des Comptes publiques, amélie de Montchalin
information fournie par Boursorama avec Media Services 15/01/2025 à 11:00

"C'est le plus grand effort de baisse de dépenses depuis 25 ans", a assuré la ministre.

Amélie de Montchalin à Paris, le 3 janvier 2025. ( AFP / Bertrand GUAY )

Amélie de Montchalin à Paris, le 3 janvier 2025. ( AFP / Bertrand GUAY )

Le budget de la France en 2025 va acter "un effort historique" d'économies à hauteur de "plus de 30 milliards d'euros", a expliqué mercredi 15 janvier la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.

"Nous allons faire un effort historique de baisse des dépenses publiques : plus de 30 milliards", a-t-elle déclaré sur TF1 . Alors que le Sénat reprend mercredi l'examen du budget, elle a ensuite souligné l'exactitude d'informations de presse évoquant 32 milliards d'économies et 21 milliards de hausses de recettes . "C'est le plus grand effort de baisse de dépenses depuis 25 ans", a souligné Amélie de Montchalin.

Pourquoi un tel effort ? Parce que "nous n'allons pas augmenter les impôts pour les classes moyenne et les classes populaires" , a-t-elle promis.

"Parce qu' on a fait ce choix de zéro impôt de plus pour les Français , on fait beaucoup d'efforts sur les dépenses", a insisté la ministre. Plusieurs pistes sont à l'étude, selon elle, pour arriver à ce chiffre, notamment la baisse "de 5 %" des dépenses de "1000 agences publiques", soit "2 milliards d'euros d'éconmies".

Quant au calendrier, Amélie de Montchalin a indiqué : "Ce sera cette semaine au Sénat, et la semaine prochaine finalisé à l'Assemblée. (...) On est en train de travailler pour qu'il puisse y avoir un accord à l'Assemblée à la fin du mois de janvier."

"Surendettement" de la France

Amélie de Montchalin est également revenue sur un "mécanisme anti-optimisation" fiscale pour que "les impôts qui existent soient payés par tout le monde".

La ministre a par ailleurs estimé que les partenaires sociaux allaient "arriver" à trouver un terrain d'entente sur la réforme des retraites . Elle a toutefois éludé la question de savoir si cette réforme contestée de 2023 serait soumise au Parlement même en cas de désaccord, comme l'exige le Parti socialiste pour ne pas censurer jeudi le gouvernement du Premier ministre François Bayrou. Ce dernier avait indiqué dans son discours de politique générale mardi qu'à défaut d'accord, la réforme actuelle continuerait de s'appliquer.

"Nous ne pouvons pas, alors que la négociation va commencer vendredi, déjà désarmer ce dialogue social, déjà partir du principe que les partenaires sociaux ne vont pas y arriver. Ils vont y arriver, parce que sur la pénibilité, sur les carrières des femmes, les carrières hachées , ils ont fait des propositions", a déclaré Amélie de Montchalin. François Bayrou s'est résolu mardi à revenir sur la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, en annonçant un "conclave" de renégociation de trois mois "sans aucun tabou" sur le départ à 64 ans.

Il a promis également des "économies importantes" pour réduire le "surendettement" de la France et ramener le déficit public à 5,4% du PIB en 2025 , sans toutefois les détailler concrètement.

Amélie de Montchalin a également évoqué le sort de deux mesures qui avaient mis le feu aux poudres dans la fonction publique, l'allongement du délai de carence de 1 à 3 jours en cas d'arrêt maladie, et la réduction de l'indemnisation pendant les congés maladie.

"Il a été discuté par le ministre de la Fonction publique et les syndicats de ne pas forcément aller sur les deux jours de suppression des jours de carence mais de conserver la mesure qui fait qu'on est indemnisé qu'à 90% de son salaire", a-t-elle déclaré, renvoyant la discussion au Sénat.

10 commentaires

  • 16 janvier 12:01

    En résumé 2 milliards d'économies sur le train de vie de l'état, en fait de certaines agences d'emplois fictifs et 30 milliards d'impots déguisés (suppression d'"avantages" sociaux et fiscaux divers). Le tout sur fond d'augmentation des dépenses publiques indexées sur l'inflation donc au moins +2%. Ils ne se remettront jamais en question, meme pas quand le FMI viendra saisir les biens nationaux.


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