La proposition fait partie des pistes de réformes avancées par le candidat à l'Elysée, ancien éphémère ministre de l'Education nationale.
Gabriel Attal, le 20 août 2026, à Aulnay-sous-bois ( AFP / KENZO TRIBOUILLARD )
Comment redresser la barre face à la baisse du niveau des élèves français. Dans un entretien au Monde , Gabriel Attal a proposé une loi de programmation pour l'école, pilotée par un ministre "qui restera en poste cinq ans", avec notamment le rétablissement du certificat d'études à l'entrée d'un collège "plus individualisé" et des augmentations salariales pour les enseignants.
Supprimé en 1989 après plus d'un siècle d'existence, le Certificat d'études primaires (CEP) sanctionnait la fin de l'enseignement primaire élémentaire. Communément appelé "Certif", le diplome attestait l'acquisition de connaissances de base entre écriture, lecture, calcul mathématique ou encore histoire-géographie .
"Mettre fin au doute français sur l'école de la République"
L'ancien ministre de l'Education propose ainsi de rétablir le certificat d'études, abandonné depuis près d'un demi-siècle, "à l'entrée en 6e pour garantir que les élèves ont le bagage nécessaire". "Il faudra que ceux qui y entrent aient le niveau et proposer une année passerelle à ceux pour qui ce n'est pas le cas", dit-il. "Il y a un problème de niveau à l'école. Je veux mettre fin au doute français sur l'école de la République", constate le candidat. Pour le primaire, il souhaite par ailleurs "atteindre moins de 20 élèves par classe grâce à la baisse démographique".
Dans la même logique, "le brevet des collèges deviendra obligatoire pour passer en classe de seconde", ajoute M. Attal qui avait décidé cette mesure comme ministre avant qu'elle ne soit abandonnée par Elisabeth Borne.
Le candidat Renaissance à la présidentielle pointe par ailleurs l'instabilité à la tête d'un poste-clé du gouvernement. Depuis 2022, "on a eu sept ministres de l'Education nationale en quatre ans et de nombreux changements de ligne. C'est une forme de très mauvais 'en même temps' qui a porté préjudice aux objectifs qu’on voulait atteindre", juge celui qui a été brièvement ministre de l'Education nationale au deuxième semestre 2023, plaidant pour un ministre installé pour 5 ans.
Profession "smicardisée"
Il revient sur son idée d'un "collège plus individualisé" avec "une généralisation des groupes de niveau en français et en mathématiques", mesure qu'il avait également introduite comme ministre mais contestée par les enseignants et dans les faits peu appliquée puis abandonnée. Pour davantage de mixité sociale, il veut fermer "les 100 collèges qui constituent les pires ghettos scolaires" en répartissant les élèves "dans d'autres établissements".
Concernant le salaire des enseignants, un métier qui a été "progressivement smicardisé", il souhaite "que le traitement des enseignants soit revalorisé de 200 euros net par mois, jusqu'à 500 euros net pour les milieux de carrière". Dans un entretien au Figaro de ce mardi, son rival au sein du bloc central Edouard Philippe propose de son côté "une augmentation de 20% de la rémunération moyenne des enseignants".
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