Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal (g) et le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave (d), le 5 mai 2026 à Bordeaux, en Gironde ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )
Gabriel Attal a poursuivi mardi à Bordeaux sa tournée de pré-campagne présidentielle, expliquant, en conclusion d'une réunion publique, vouloir concilier "écologie" et "économie" et "bâtir du consensus" autour des questions écologiques et climatiques.
S'il y a "un consensus scientifique" sur la réalité du changement climatique, "malheureusement la politique crée beaucoup de polarisation autour de ce sujet", a estimé l'ancien Premier ministre.
"Vous avez des partis ou des responsables de droite, d'extrême droite qui vous expliquent qu'il faudrait sacrifier l'écologie au profit de l'économie. Et vous avez des partis de gauche, d'extrême gauche qui vous expliquent qu'il faudrait sacrifier l'économie au profit de l'écologie. Nous, ce qu'on croit, c'est que les deux doivent aller ensemble", a développé le patron de Renaissance.
Pour M. Attal, il faut "changer le prisme à travers lequel on parle de la transition. Il y a eu beaucoup de morale, beaucoup de culpabilisation. La réalité c'est que défendre la transition, c'est défendre nos intérêts".
Il a évoqué en contre-exemple "la taxe carbone avec les +Gilets jaunes+. Il y avait eu les 80 km/h avant, évidemment, il y avait eu des germes de cette crise. Mais on a vu qu'avec une bonne intention qui était de dire: il faut que les gens utilisent moins d'essence, donc on va renchérir le coût de l'essence pour les inciter à passer à autre chose, derrière on a eu une des crises sociales majeures les plus importantes de ces dernières décennies en France. Et on a reculé", a fait valoir M. Attal.
Il a cité deux propositions de Renaissance: le développement du leasing social sur les véhicules électriques d'occasion et le passage à 5,5% pendant cinq ans de la TVA sur l'achat d'un véhicule électrique.
M. Attal avait débuté son déplacement bordelais par un entretien avec Thomas Cazenave, maire de la plus grande commune administrée par Renaissance, élu en mars face au sortant, l'écologiste Pierre Hurmic.
Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, lors d'une séance de dédicaces pour son livre "En homme libre" dans une librairie de Bordeaux, le 5 mai 2026 en Gironde ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )
Direction ensuite le chemin du Musée d'Aquitaine où le directeur, Laurent Védrine, leur a notamment montré le cénotaphe de Michel de Montaigne, mais aussi son tombeau dans une salle non accessible au public.
Après une courte déambulation, Gabriel Attal s'est rendu à la librairie Mollat pour une nouvelle séance de dédicaces de son livre ("En homme libre", L'Observatoire).
En soirée, Renaissance a organisé sa troisième "Nuit de la Nouvelle République", dédiée aux questions écologiques, avec notamment la participation de l'ancienne ministre (Renaissance) Agnès Pannier-Runacher.
La prochaine réunion publique aura lieu à Strasbourg le 20 mai, dédiée aux questions d'Europe et de défense. Avant un grand meeting prévu le 30 mai à Paris.

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