Le constructeur automobile de luxe britannique Aston Martin Lagonda, aux performances en berne depuis plusieurs années, a annoncé mercredi une diminution de ses pertes au premier trimestre et maintenu ses prévisions annuelles malgré le "contexte macroéconomique et géopolitique".
( POOL / REBECCA NADEN )
Le groupe affiche des pertes de 63 millions de livres sur le trimestre (72,7 millions d'euros), contre 80 millions au premier trimestre 2025, tandis que son chiffre d'affaires a progressé de 16%, à 270,4 millions de livres.
Ce trimestre "confirme que nous sommes en bonne voie pour enregistrer une amélioration financière significative cette année", estime son directeur général, Adrian Hallmark, cité dans un communiqué.
"Bien que nous restions conscients du contexte macroéconomique et géopolitique mondial incertain, y compris le conflit actuel au Moyen-Orient, nous sommes concentrés sur l'exécution de notre stratégie et l'atteinte de nos prévisions annuelles 2026, qui demeurent inchangées", ajoute-t-il.
La marque préférée de James Bond se dit notamment satisfaite des ventes de la Valhalla, sa voiture hybride rechargeable, dont la première livraison a eu lieu en octobre dernier. Un total de 102 unités ont été livrées sur le trimestre.
Plombé ces derniers mois par les droits de douane aux Etats-Unis et l'incertitude sur la demande chinoise, le groupe compte bénéficier des effets du plan de réduction de 20% de ses effectifs annoncé en février.
En se séparant d'environ 600 personnes sur 3.000 salariés, Aston Martin espère réaliser 40 millions de livres d'économies. Il avait déjà annoncé en février 2025 se séparer de 5% de ses salariés.
Les droits de douane imposés l'an passé par Donald Trump avaient conduit la marque à temporairement limiter ses exportations aux Etats-Unis dans l'attente d'un accord commercial entre Londres et Washington.
Un texte est finalement entré en vigueur fin juin 2025, réduisant ces taxes douanières pour les automobiles britanniques de 27,5% à 10%, mais seulement dans la limite de 100.000 véhicules par an.
Ce mécanisme "ajoute un degré de complexité supplémentaire", a souligné Aston Martin, qui blâme aussi les "incertitudes quant à l'impact économique d'une éventuelle menace ou introduction de droits de douane additionnels aux Etats‑Unis", Donald Trump ayant déjà semblé vouloir remettre en cause l'accord avec le Royaume-Uni.
La marque suit également de près l'évolution du conflit au Moyen-Orient, qui n'a "pas eu d'impact direct significatif" sur le premier trimestre, mais pourrait affecter "la demande mondiale, la confiance des clients et les chaînes d'approvisionnement".
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